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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 15:27

Dans le cadre du cycle des Dimanches du Patrimoine, le Pays d’art et d’histoire propose, ce dimanche 19 février à 15h une conférence intitulée « Le port fluvial de Saint-Sauveur-le-Vicomte et ses usages à travers l’histoire ».

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Site de l’une des principales forteresses du Cotentin médiéval, Saint-Sauveur-le-Vicomte ne devait pas uniquement son rang stratégique à sa situation au croisement de plusieurs axes routiers. Cette position éminente résultait aussi de sa position portuaire, en bordure de la rivière d’Ouve, sur le plus important fleuve de la presqu’île. Attesté de très ancienne date, le port de Saint-Sauveur servit aussi bien à approvisionner en vin et en pièces d’artillerie les soldats de la guerre de Cent ans qu’à fournir en statuaire religieuses les moines de l’abbaye. Ayant fait au XVIIIe siècle l’objet de premiers travaux d’améliorations, cette structure portuaire sera encore modernisée dans les années 1830 et fut alors soumise à divers règlements contrôlant son exploitation. On sait par la suite que son terre-plein était divisé en plusieurs quartiers servant respectivement au stockage du bois, de la pierre des carrières de Rauville ou de la chaux. Cet équipement comprenait aussi des entrepôts et des ateliers qui abritaient une intense activité. Complétant utilement les informations fournies par plusieurs plans anciens, les cartes postales du début du XXe siècle nous renseignent sur ces aménagements portuaires, restés en usage jusqu’au lendemain de la première guerre mondiale.

Cette intervention richement illustrée sera animée par M. Benoit Canu, guide conférencier du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin.

 

Le rendez-vous est fixé à 15h00 à la salle de cinéma Le Normandy, jouxtant l’hôtel de ville.

4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi ou sans ressources suffisantes.

 

Renseignements (en semaine) : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:43

Dimanche 5 février prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin présente à Valognes une conférence intitulée « Les frères Bretel, une aventure industrielle ».

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Eugène Bretel par Bonnat

Natifs de Portbail, les frères Adolphe (1840-1913) et Eugène Bretel (1843-1933) ont durablement attaché leur nom à l'industrie beurrière, atteignant dans ce domaine un renom universel. En effet, ils implantèrent en 1871 leur usine à Valognes, rue de Poterie; leur maison de conditionnement et d'expédition exporta dans le monde entier des quantités considérables de beurre cotentinais, sachant utiliser les derniers perfectionnements techniques. Ils surent la hisser au premier rang national, remportant de prestigieuses récompenses lors des expositions universelles.

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Publicité Bretel, coll. AD. 50

La création par Eugène Bretel d'un imposant jardin d'hiver dans sa résidence valognaise et la commande de son portrait à Bonnat témoignent d'un réel intérêt pour les arts ainsi que de la volonté d'affirmer sa prééminence sociale. Il appartiendra à son neveu et successeur Raoul Ledoux (1875-1970) de constituer une remarquable collection d'objets d'art, alors conservée au château de Chiffrevast à Tamerville, dont la dispersion à l'hôtel Drouot il y a quelques années connut un certain retentissement.

La conférence aura lieu au centre culturel de l’hôtel Dieu. Elle débutera à 15h00. Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi ou sans ressources suffisantes.

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:51

Dimanche 22 janvier prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin présente à Bricquebec une conférence intitulée « Le Marois, général d’empire, et sa postérité en Cotentin au XIXe siècle ».

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Jean Léonor Le Marois, par Desnos

La famille Le Marois tient depuis le XIX° siècle une place éminente dans l'histoire du Cotentin. Natif de Bricquebec, Jean Léonor Le Marois (1776-1836) fut l'aide de camp du général Bonaparte puis de l'Empereur. Il se distingua par sa bravoure au combat (Marengo, Austerlitz) et devint général à l'âge de 26 ans. Relevons sa conduite exceptionnelle lors du siège de Magdebourg en 1814. Député de la manche (1807), comte de l'Empire (1808), pair de france (1815), grand officier de la Légion d'honneur, ce grand notable sut également acquérir plusieurs domaines ruraux dans la Manche.
Aux générations suivantes, il convient de mentionner son fils, Jules Polydor, comte Le Marois (1802-1870), député de la Manche puis sénateur, lui-même le père de Paul Jean Polydor (1839-1889), officier de hussards, maire du Vicel, conseiller général et député... Ils commandèrent la construction d'édifices remarquables, tel l'hôtel de la rue Blanche (1829, architecte Pellechet), résidence parisienne du général dans le quartier de la Nouvelle Athènes, ou l'hôtel édifié par Henri Parent avenue d'Antin dans le quartier des Champs Elysées pour le sénateur en 1865. Le château de Pépinvast fut considérablement agrandi par Pigny durant les années 1870 et doté d'un vaste parc, tracé à l'anglaise. Le château du Lude, à Saint Sauveur le Vicomte, propriété d'une autre branche de la famille, est l'oeuvre des architectes cherbourgeois Geufroy et Drancey (années 1870-1880). L'éclat des collections d'oeuvres d'art détenues dans la capitale mérite d'être souligné et témoigne du renom atteint par cette lignée.

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La conférence aura lieu dans la salle de la gare, avenue de la gare, à Bricquebec. Elle débutera à 15h00. Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi ou sans ressources suffisantes.

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:04


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Le site de Brix sur la carte de Mariette de la Pagerie (1689)

Le château de Brix ne subsiste plus aujourd’hui qu’à l’état de vestige mais il fut l’un des plus importants lieux de pouvoir du Cotentin médiéval. La nature du site, éperon établi sur une hauteur dominant tout le nord de la presqu’île, justifie l’hypothèse d’une implantation très ancienne, remontant de toute évidence à l’époque protohistorique. Cette phase précoce de mise en défense se distingue en particulier par un remarquable ouvrage fossoyé, large talus de plus de huit mètre de haut coupant sur environ 500m toute la pointe du relief.

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Flanc occidental du "haut mur" de Brix, dans sa partie conservée

Malheureusement miné dans l'indifférence générale par des constructions nouvelles, le "Haut Mur" de Brix peut être comparé à d'autres ouvrages défensifs fossoyés du Cotentin, en particulier au célèbre Hague-Dick ou bien à l'éperon de la Lande à Carnet, sur la commune de Vauville, réçemment étudié par Fabien Delrieu. La découverte de plusieurs dépôts datant de l'âge du bronze aux abords du site offre un indice possible de datation de cet ensemble. Brix a également livré aux prospecteurs d'assez nombreuses monnaies du Haut Empire, ce qui pourrait témoigner d'une continuité d'occupation du site, au delà de la conquête romaine. Mais cette fortification est connue également par un célèbre document du haut Moyen-âge, la Chronique de l'abbaye de Fontenelle, indiquant qu’elle était devenue, au milieu du VIIIe siècle, le site d'un bourg rural et la résidence d’un puissant aristocrate local. L’analyse de ce texte, la comparaison également que l’on peut établir entre le site de Brix et d’autres fortifications de cette période, permet de souligner le rôle tout à fait important qu’il occupait alors à l’échelle de notre territoire. Sans développer ici toute cette analyse, retenons principalement que trois églises y auraient alors été fondées à l'initiative du comte Richwin, représentant du pouvoir carolingien, suite au transfert de reliques provenant de l'abbaye de Portbail. Probablement détruit à la fin du IXe siècle, lors des incursions scandinaves, le château de Brix fut ensuite rattaché au domaine des ducs de Normandie.

C’est à ce titre qu’il est cité, dès 1025, aux côtés de la cité de Coutances, du château de Cherbourg et de la « cour » de Valognes, dans le douaire constitué pour Adèle de France, épouse du duc Richard III. Il est possible d'attribuer à une phase d'occupation de l'époque ducale les fortifications subsistantes à l'état résiduel sur la pointe du relief,  à l'intérieur de la propriété (privée !) du château proprement dit. La seule étude archéologique significative consacrée à ces vestiges résulte des travaux menés dans les années 1970 par Frédéric Scuvée, dont nous reproduisons ici un relevé topographique. 

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Relevé topographique du site du château de Brix, par Fréderic SCUVEE

L'an 1180, les rouleaux de l'échiquier de Normandie font état de travaux effectués sur la charpente de la "domus" (maison/logis) et les palissades du château, aux frais du trésor ducal. Le module des pierres de taille calcaire et les traces de layage visibles en parement sur les rares structures conservées en élévation permettent d'en situer la datation dans le courant du XIIe siècle.

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Brix, site du château, détail de maçonneries romanes

L'état des structures ne permet pas - faute d'une étude suffisante - de restituer l'aspect général de l'édifice. Au regard des éléments visibles sur le terrain, l'hypothèse d'une structure à enceinte maçonnée du type "shell-keeps" semble toutefois la plus vraisemblable.

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Ouvrage fossoyés délimitant côté ouest l'emprise du château

En revanche - contrairement à ce qu’affirment depuis des décennies les historiens locaux – cette forteresse n’a jamais appartenue à la famille de Brix, dont la descendance fit souche après 1066 dans le nord de l’Angleterre et atteint ensuite, sous le nom de Bruce,  au titre de roi d’Ecosse. En  définitive les de Brix n'étaient que les intendants de ce château ducal, sorte d’administrateurs héréditaires, ne jouissant en bien propre que d'une portion du domaine à titre de rémunération de leur office. Cela explique aussi pourquoi, en 1204, lors de la conquête de la Normandie par le roi Philippe Auguste, l’édifice se trouva désaffecté et ses dépendances progressivement démembrées…

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(Résumé succinct de la conférence donnée à Brix le vendredi 20 janvier 2012, J. Deshayes).

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:54

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Louis de Bourbon figure en 1469 au nombre des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel, fondé par Louis XI (illustration par Jean Fouquet, Paris, Bnf, Mss Fr. 19819).

Le dimanche 8 janvier prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose une conférence richement illustrée consacrée à « Jeanne de France, dame de Valognes, et le Cotentin à la fin du Moyen-âge ».

 

En 1465, Louis XI mariait l’une de ses filles naturelles, prénommée Jeanne, à Louis de Bourbon, lui-même bâtard issu d’une puissante famille de sang royal, qu’il souhaitait attacher à son service. Outre la seigneurie d’Usson en Auvergne et diverses places en Dauphiné, la dot constituée pour ce mariage intégrait la seigneurie de Valognes, avec son château, ses revenus et de nombreuses dépendances. Bien que Jeanne et son époux, devenu amiral de France, n’aient résidé en Cotentin que de façon assez ponctuelle, ils jouèrent tous deux un rôle important dans l’histoire de Valognes. Sur le plan des évènements politiques on se souviendra en particulier de l’accueil qui fut donné en 1470 dans notre ville au comte de Warwick, accompagné de sa fastueuse suite et du duc de Clarence, venus y préparer le renversement du roi Anglais Edouard IV. Officier valeureux et compétent, Louis de Bourbon fut aussi le premier à préconiser le développement et la mise en défense du port de Saint-Vaast-la-Hougue, anticipant ainsi de plus de deux siècles les travaux entrepris par Vauban.

ill.2 la chapelle avant restauration

Vestiges de l'hôtel Dieu avant transformation

 

A Valognes même, le Bâtard Louis a soutenu et favorisé la création du couvent des Cordeliers, la première abbaye fondée à l’intérieur de la ville, où il choisit d’être enterré après sa mort, survenue le 14 janvier 1497. Jeanne de France, devenue veuve, céda en 1499 des terres et finança en partie la construction de l’hôtel Dieu, destiné à recueillir, nourrir et gouverner les pauvres personnes, pèlerins, passants et autres nécessiteux et indigents et accomplir les œuvres de miséricordes. Il existait aussi, dans le Valognes d’avant la seconde guerre mondiale, des restes notables de l’hôtel de Bourbon, grande demeure noble connue aujourd’hui par des représentations anciennes. Cet édifice offrait un bel exemple du développement de l’architecture gothique flamboyante, qui triomphait aussi dans la reconstruction de l’église Saint-Malo. Rarement la ville ne connut un si important essor que dans cette seconde moitié du XVe siècle, qui fut aussi, au lendemain de la guerre de Cent ans, une grande période de reconstruction pour tout le Clos du Cotentin.

 

La conférence aura lieu à l’hôtel Dieu de Valognes et débutera à 15h00. Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi ou sans ressources suffisantes.

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:34

Dans le cadre du nouveau cycle de conférences consacrée cette année au thème de la commande artistique et de la création architecturale, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce jeudi 15 décembre, une intervention intitulée « patronage ecclésiastique et construction religieuse en Cotentin du XIe au XIIIe siècle ».

A défaut de nous livrer le nom des bâtisseurs, les documents écrits du Moyen-âge nous permettent parfois de comprendre qui furent les commanditaires des églises romanes, puis gothiques, de notre région. En parvenant à définir le rang et la place que ces « maitres d’ouvrage » occupaient dans la société de leur temps, nous pouvons aussi tenter de mieux déchiffrer l’influence que ceux-ci ont pu exercer dans l’évolution de l’architecture locale. Or, ce qui apparaît de façon très nette est que la propriété des églises et la situation du clergé ont énormément évolué durant la période qui nous intéresse. Au XIe siècle encore, la grande majorité des curés des paroisses rurales du Cotentin étaient des prêtres « vavasseurs », membres de la petite aristocratie indigène, qui pouvaient se marier, et se transmettaient même leur charge de père en fils. Etroitement mêlés aux communautés villageoises, ils ont sans doute exercé un rôle important dans la construction de nombreuses petites églises bâties en  Cotentin aux environs de l’an mil.

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Au cours du XIIe siècle en revanche, sous la pression du pouvoir ducal et des autorités ecclésiastiques, la propriété des paroisses fut progressivement transférée aux moines bénédictins. L’ouverture des grands chantiers monastiques des abbatiales de Lessay, de Montebourg et de Saint-Sauveur-le-Vicomte, provoqua dans le même temps un grand mouvement de renouveau architectural, qui correspond chez nous à la diffusion du style roman. D’autres communautés religieuses – chanoines prémontrés de Blanchelande et chanoines victorins de Cherbourg en particulier – viendront ensuite compléter l’encadrement religieux des populations, en promouvant une architecture « réformée », plus sobre, plus légère et plus élégante. L’évêque et le clergé de la cathédrale, agissant également comme commanditaires, soutiendront à leur tour l’avènement de l’architecture gothique et sa diffusion dans notre région au cours du XIIIe siècle.

Rendez-vous à 18h30 salle Paul Eluard de l’hôtel-Dieu (sans réservation préalable). Les tarifs proposés sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi. 

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:37

Dimanche 17 mars, le Pays d’art et d’histoire propose une visite guidée consacrée à la Reconstruction Saint-Sauveur-le-Vicomte après la seconde guerre mondiale.

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Saint-Sauveur-le-Vicomte, l'hôtel de ville de la Reconstruction (cabinet BURCKART)

Après une rapide présentation des circonstances des bombardements de la ville de Saint-Sauveur, qui fut en 1944 l’un des objectifs militaires de la « coupure du Cotentin », le guide rappellera également comment s’est organisé et structuré, au cours des années suivantes, une politique de Reconstruction systématique. Placés sous la direction du cabinet Lahalle, les travaux engagés alors ont largement redéfini l’urbanisme du bas du bourg, aux abords du pont sur l’Ouve et du château médiéval, où plusieurs ilots d’habitats furent constitués en remplacement des demeures anciennes. Si l’on choisit alors de reconstruire à l’intérieur du château médiéval l’hospice qui y avait été établi sous le règne de Louis XIV (et qui sera finalement détruit dans les années 1980) on s’attacha en revanche a dégager les remparts des maisons qui avaient été implantées depuis le XVIIe siècle à l’emplacement des anciens fossés. Comme ailleurs, un soin particulier fut aussi porté aux édifices publics, qui firent l’objet d’une réorganisation visant en particulier à associer, dans un même bâtiment, l’hôtel de ville, les bureaux du juge de paix et une nouvelle salle de spectacle. Dans le domaine de l’architecture religieuse, l’emprunte de la Reconstruction est moins importante à Saint-Sauveur qu’à Valognes où dans d’autres villes martyres, mais elle a tout de même donné lieu à la création des nouveaux vitraux, œuvre du maître verrier Paul Bony, connu pour ses collaborations avec Marc Chagall, Georges Braque ou Henri Matisse. Ces verrières représentent les symboles des différents sacrements de l’église catholique (baptême, communion, eucharistie…).

 

Guidée par M. Stéphane Watrin, guide conférencier et architecte, cette visite d’une durée d’environ 1h30 à 2h00 sera consacrée au seul centre ville. Le rendez-vous est fixé à 15h devant l’office de tourisme, sur la place du château.

4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 17:48

Du 17 octobre au 9 novembre 2011 des diagnostics archéologiques ont été entrepris sur la place du château de Valognes. L'objet de ces travaux n'est pas de fouiller intégralement les restes du château détruit en 1689, mais simplement de se faire une idée plus précise de l'importance des vestiges, de leur intérêt et de leur étendue. En fonction des résultats obtenus, les autorités scientifiques du ministère de la culture (DRAC Basse-Normandie, Service régional de l'archéologie) et les élus valognais pourront décider ou non de pousser d'avantage ces investigations, voire proposer éventuellement une mise en valeur des structures mises à jour.

Ces diagnostics (6 tranchées de sondage au total répartis sur l'espace de la place) sont dirigés par Bénédicte Guillot, archéologue auprès de l'INRAP.

Deux rendez-vous d'accueil du public ont été programmés les mercredis 19 octobre et 9 novembre à 11h. Hors de ces horaires, l'accès au site est rigoureusement interdit.

Une conférence sera proposée en février prochain, pour restituer à la population les résultats de ces investigations.

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Cliché : Corinne Gallier, Presse de la Manche 19 octobre 2011

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 10:16

 

005ga Vue XVIIIe complète

Faisant aujourd’hui l’objet d’importants projets de réaménagement, la place du château de Valognes abrite sous son revêtement de goudron une histoire très ancienne. Certaines traditions, probablement légendaires, ont voulu qu’y existât, durant le haut Moyen-âge, une forteresse édifiée par le roi Clovis. Plusieurs historiens ont avancé que ce château, détruit par les scandinaves, fut ensuite rebâti sous le règne de Guillaume Longue-Epée, second duc de Normandie. Au regard des sources écrites vérifiables, il faut cependant attendre les années 1050 et le règne de Guillaume le Conquérant pour voir Valognes sortir des ombres de l’histoire. Lieu de pouvoir notable, la ville possédait alors une résidence ducale, équipée d’une salle, d’une chambre, d’une chapelle, et probablement aussi de quelques éléments de défense. Mais le château proprement dit, avec son donjon, son enceinte et ses tours, ne fut de toute évidence édifié que plusieurs siècles plus tard, durant la guerre de Cent-ans, à l’initiative du roi de Navarre. Impliqué dans plusieurs sièges au cours des XVe et XVIe siècles, la place fut progressivement modernisée pour s’adapter aux évolutions de l’artillerie. Pour cette raison même, et afin d’éviter qu’elle ne devint un atout aux mains d’éventuels ennemis, le roi Louis XIV fit en 1689 le choix de sa démolition. L’histoire cependant ne s’arrête pas là car ce vaste espace donna lieu, sous Louis XV, à d’ambitieux projets urbains, malheureusement non réalisés. Malgré cet échec, la place du château parvint à s’imposer au XIXe siècle en tant que lieu des fêtes populaires et des grandes assemblées commerciales. Assez peu modifiée par les travaux de la Reconstruction, sa topographie se trouva cependant bouleversée, dans les années 1960, par le développement et l’accroissement des axes routiers. Ce sont notamment ces enjeux de circulation et de partage de l’espace urbain entre piétons et automobilistes qui animent aujourd’hui la réflexion des élus sur l’avenir de la place du château. L’ouverture prochaine de sondages archéologiques préventifs, qui devraient apporter une connaissance renouvelée de ce site emblématique, permettra d’ancrer cette réflexion dans une connaissance précise de la mémoire des lieux.

Cette conférence, richement illustrée si tiendra à partir de 21h à l’hôtel Dieu de Valognes. Renseignements auprès du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, tel. 02 33 95 01 26 (en semaine) ou par courriel : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr.

 

château

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 12:14

Dans le cadre du cycle des conférences estivales proposées par le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, Bruno Centorame présentera, ce jeudi 4 aout, une intervention consacrée à « Felix Buhot, illustrateur des œuvres de Jules Barbey d’Aurevilly ».

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Natif de Valognes et issu d’un milieu social assez modeste, Félix Buhot (1847-1898), tient une place tout à fait particulière dans la galerie des illustrateurs de l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly. Homme de culture tôt éveillé aux choses de l’esprit, il entreprit des études littéraires, bientôt abandonnées pour la peinture et le dessin, fut journaliste à ses heures et enseigna au collège Rollin. Très attaché à sa ville natale, dont il sut immortaliser les aspects les plus pittoresques, cet homme à la personnalité remarquable aborda dans son œuvre des genres divers, paysages et marines tout particulièrement. Y transparaît sans cesse la nostalgie mélancolique d’un passé révolu, mais ô combien attachant aux yeux d’un artiste qui se définissait lui-même comme « un rêveur qui aurait dû naître cinquante ans plus tôt ». La connivence entre le peintre et l’écrivain, bien qu’elle ne fut pas toujours avouée, apparaît d’emblée naturelle et profonde. Les travaux de Buhot pour « la Vieille maîtresse », « Le Chevalier Destouches » ou « L’Ensorcelée » ne sont pas de simples illustrations plaquées sur un texte, mais bien, comme il le souhaitait, des formes «d’accompagnements harmoniques » des écrits du Connétable des Lettres.

Historien et historien de l’art, Bruno Centorame à publié en 2008 une importante étude sur les illustrateurs de l’œuvre de Jules Barbey d’Aurevilly et a également mis en place il y a trois ans une exposition consacrée à ce sujet. Son propos sera illustré de nombreuses reproductions des œuvres de Buhot et de ses travaux préparatoires.

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