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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 11:05
Mercredi 17 juillet : animation pour enfants aux thermes romains d'Alauna

Dans le cadre de son cycle d'animations estivales, le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin propose, ce mercredi 17 juillet à 15h00, une activité de découverte consacrée au site des thermes antiques de l'ancienne agglomération d'Alauna. 

 

Après une phase d'observation des vestiges visibles sur le site, les jeunes archéologues en herbe seront invités à proposer une reconstitution de la ville antique d’Alauna sous la forme d'une grande maquette en bois.

 

En se fondant sur les plus récentes découvertes effectuées par les archéologues qui étudient le site, ils pourront ainsi prendre conscience de l'ampleur de cette ville disparue, et s'approprier des notions sur la vie d'une cité gauloise à l'époque romaine.

 

Cette animation est destinée aux enfants âgés de 6 à 12 ans. Les parents qui le souhaitent peuvent assister à l'animation. En revanche la participation nécessite une inscription préalable par téléphone auprès du Pays d'art et d'histoire (tel. 02 33 95 01 26 - en semaine). Les places sont limitées.

 

Le tarif est de 2,00 € par enfant.

Le rendez-vous est fixé à 15h devant la chapelle de la Victoire,

chemin de la Victoire, à Valognes

 

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 10:30
Visitie guidée du mardi 16 juillet : l’église de l’Etang-Bertrand et à la chapelle Sainte-Anne de Bricquebec

Le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose dans le cadre de son cycle « A l’ombre des Clochers » une visite guidée consacrée à l’église de l’Etang-Bertrand et à la chapelle Sainte-Anne de Bricquebec.

 

Jadis portion de l’immense baronnie de Bricquebec, la commune de l’Etang-Bertrand tient à la fois son nom de la retenue d’eau qui alimentaient ses moulins, et de la famille Bertran, qui possédait du XIe au XIVe siècle, la seigneurie du lieu. Ce village concentre un rare ensemble de maisons anciennes rappelant son passé artisanal et commerçant. Il se signale aussi par son grand pont médiéval franchissant la rivière d’Ouve, construit sur le tracé de la « carrière Bertran », une grande route charretière qui permettait de relier Bricquebec à la baie des Veys, via Orglandes et Brucheville. Cet ouvrage exceptionnel était associé à des moulins à eau, des tanneries et des pêcheries considérables.

 

A la suite, les visiteurs seront invités à découvrir le site de l’ancien ermitage et de la chapelle Sainte-Anne de Bricquebec. Attestée depuis le XIIe siècle, l’ancienne chapelle Sainte-Croix-des-Bois était initialement affectée à un groupe de prêtres attachés au service des seigneurs de Bricquebec. Après une période d’abandon après la guerre de Cent ans, elle fut refondée au XVIIe siècle sous le vocable de Sainte-Anne et attribuée à une petite communauté d’ermites, qui y restèrent établis jusqu'à la Révolution de 1789. L’édifice actuel conserve une petite nef d’époque romane, agrandie et transformée au XVIIe siècle. Entretenu avec un grand soin par ses propriétaires, la chapelle jouxte encore les bâtiments de l’ancien ermitage et se signale par sa situation forestière, au cœur d’un bel environnement boisé qui lui confère un charme remarquable. Le Poète et romancier Bricquebétais Aristide Frémine en fit au XIXe siècle le cadre de son roman « Une Demoiselle de campagne ».

 

Le rendez-vous est fixé à 15h00, à l’église de l’Etang-Bertrand.

 

Tarif = 4€ /adulte, 2€ /étudiant, gratuit aux moins de 18 ans.

 

Contact :

Pays d’art et d’histoire

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Tél. : 02.33.95.01.26

http://closducotentin.over-blog.fr

Visitie guidée du mardi 16 juillet : l’église de l’Etang-Bertrand et à la chapelle Sainte-Anne de Bricquebec
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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 15:08
Visite guidée du dimanche 14 juillet : Valognes pendant la Révolution française

Pour célébrer la fête nationale, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose ce dimanche 14 Juillet, une visite guidée consacrée à la Révolution de 1789 à Valognes.

 

Comment la petite ville de Valognes, cité réputée pour être " la ville la plus férocement et la plus aristocratique de France", a-t-elle accueilli la Révolution ?

 

Les guides conférenciers évoqueront l'enthousiasme de la proclamation des Etats Généraux, les changements politiques, et aussi le chancellement de l'aristocratie face aux profondes mutations de la société française.

 

Au rythme des événements qui ont accompagné l'agonie de la monarchie et la naissance de la jeune république, un noble et un révolutionnaire valognais vous feront partager leur point de vue sur ces quelques années, décisives pour toute une nation.

 

Le rendez-vous est fixé sur la place du château (côté parvis de la salle du château) à 17h.

 

Tarif = 4€ /adulte, 2€ /étudiant, gratuit aux moins de 18 ans.

 

Contact :

Pays d’art et d’histoire

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Tél. : 02.33.95.01.26

http://closducotentin.over-blog.fr

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 09:26
Conférence jeudi 11 juillet : L'Architecture de l'antiquité romaine en Cotentin

Cette conférence abordera les différentes aspects de l’architecture romaine, en prenant le site de l'ancienne cité d'Alauna, à Valognes, comme appui et comme exemple. Les recherches récentes et les nouvelles interprétations émises par l’équipe de fouille à l’aide du géo-radar permettent d’esquisser plus finement l’ampleur du complexe urbain de cette ancienne capitale de cité du peuple des Unelles. Mais qu’en est-t-il de l'élévation des bâtiments repérés sous le sol de nos prairies ? à quoi ressemblaient réellement ces édifices implantés sur notre territoire au premier siècle après J.C. ?

 

Tout en incluant quelques particularités locales, ces constructions, supports des valeurs politiques et culturelles promues par Rome, obéissent à  des schémas de construction souvent très similaires, depuis l'Afrique jusqu'aux confins de l'Europe. Les récentes fouilles du site d’Alauna (dons les thermes sont encore visibles aujourd’hui), de la "ville haute" de Portbail ou encore de l'agglomération secondaire de Montaigu-la-Brisette permettent de mieux percevoir l'appartenance du Cotentin à la civilisation de l'antiquité latine.

 

Cette conférence aura lieu à l’hôtel Dieu de Valognes (Rue de L’hôtel-Dieu),

elle débutera à 18h30.

 

Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 2€ pour les étudiants. Gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes sans emploi.

 

 Intervenant Paul Lemaignen.

Conférence jeudi 11 juillet : L'Architecture de l'antiquité romaine en Cotentin
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 15:34

 

SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE

Abbaye Sainte-Marie-Madeleine Postel


Exposition temporaire

Une peintre-verrier du XXe siècle,

Adeline Hébert-Stevens-Bony

Du 8 juillet au 22 septembre 2019

 

DOSSIER DE PRESSE

Du 8 juillet au 22 septembre 2019 est présentée à l’abbaye Sainte-Marie-Madeleine Postel de Saint-Sauveur-le-Vicomte une exposition consacrée à Adeline Hébert-Stevens, peintre-verrier du XXe siècle. Bien qu’unanimement reconnue par les spécialistes comme une figure marquante de l’Art Sacré, Adeline Hébert-Stevens reste souvent un peu oubliée dans l’ombre de son célèbre époux, le grand maître verrier que fut Paul Bony (1911-1982). Cette exposition vise à souligner l’originalité de son œuvre et du style artistique qui lui sont propres. Elle est le fruit d’une rencontre stimulante avec les enfants d’Adeline et Paul Bony, qui nous ont largement ouvert les portes de l’atelier familial de la rue Ferrandi (6e arrondissement de Paris). Nul lieu ne pouvait mieux accueillir cette rétrospective que l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, dont les verrières du chœur, des transepts et de la façade occidentale constituent l’un des chefs d’œuvre de l’artiste. Issu de trois phases de création distinctes, réparties entre 1956 et 1977, cet ensemble d’une très grande qualité marque un moment décisif du cheminement de l’art du XXe siècle vers une abstraction porteuse de sens, de symboles et de spiritualité.

Exposition réalisée par le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, service de la Communauté d’agglomération du Cotentin, avec l’aide et le soutien des enfants d’Adeline Hébert-Stevens-Bony, des sœurs de la Communauté Sainte-Marie-Madeleine Postel, de la Conservation des Antiquités et Objets d’Art de la Manche, du Ministère de la Culture, Drac de Normandie ; nos remerciements vont aussi à Michaël, Sylviane, Dominique Béneult, Bruno Centorame, le père Tony Yver, la commune de Moyon et la ville de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Crédits photographiques : Dominique, Laurent, Agnès et Isabelle Bony ; Conservation des Antiquités et objets d’Art de la Manche ; Pays d’Art et d’histoire du Clos du Cotentin.

Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h30 (sauf dimanche matin) ; accès libre et gratuit.

Tel. Renseignements/informations : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, tel. 02 33 95 01 26 / pah.clos.cotentin@wanadoo.fr.

 

 

« J’avais 8 ans l’année de l’exposition des Arts Décoratifs de 1925 : mes parents y exposaient leurs premiers vitraux, ils m’emmenaient souvent à des expositions, chez des amis artistes, et le jeudi après-midi, je les accompagnais à l’atelier, jouais avec des morceaux de verre, et écoutais leurs interminables discussions à propos de leur travail. J’ai vécu baigné dans cette atmosphère à laquelle s’ajoutaient les réunions aux Ateliers d’Art Sacré où j’étais témoins des mêmes préoccupations d’art, de poésie et de prière.

Quand à la mort de mon père, j’ai essayé de continuer son œuvre, c’était avec le souci de permettre, grâce à la lumière du verre coloré, l’ouverture vers une Autre Lumière …

Sans avoir souvent réussi, j’ai toujours essayé de créer dans les édifices religieux un climat qui respecte ou sollicite la prière. Il ne faut pas que le vitrail soit perturbant : nous utilisons une matière beaucoup plus puissante que la peinture, il faut donc s’en méfier. J’ai toujours recherché : l’accord avec l’architecture (ne pas brutaliser une élégante église gothique, alors qu’il faut parfois soutenir le béton brut) ; l’accord avec les autres vitraux quel que soit leur genre, mais sans concession, des rapports de teintes appropriés, l’équilibre des surfaces colorées, le rythme du réseau de plomb. Et cela qu’il s’agisse de grandes compositions figuratives ou non, ou de simples vitreries géométriques ou non.

Souvent ce sont les solutions modestes et les moins onéreuses qui satisfont à ce programme. »

 

Adeline HEBERT-STEVENS, Espace, église, art, architecture, n° 13, 1981.

 

Le Mesnil-Opac (50) : Assomption de la Vierge, bas-relief en céramique émaillé (détail).

Biographie :

Adeline Hébert-Stevens est née à Paris le 5 janvier 1917 de l’union de Jean Hébert-Stevens et Pauline Peugniez, tous deux artistes confirmés, fondateurs en 1923 d’un atelier parisien qui fut l’un des grands foyers du renouveau de l’art du vitrail dans la France de l’entre-deux guerres. Elle-même engagée dès son plus jeune âge sur une voie artistique, Adeline obtient une licence à l’Institut d’Art et d’Archéologie tout en participant aux travaux de l’atelier Charles Blanc, à la Grande Chaumière, puis aux ateliers de l’Art sacré, créés par Maurice Denis et George Desvallières, insignes militants du renouveau de l'art chrétien. Dès 1936 elle expose au Salon d’Automne ses premières créations et réalise en 1938 deux verrières pour l’église de Roiglise, dans la Somme.

Douée d’une profonde foi chrétienne (elle fut membre du tiers ordre de Saint-Dominique), elle hésita un temps à s’engager dans la voie religieuse avant d’épouser Paul Bony (1943), jeune artiste très talentueux, dont son père avait remarqué les créations et qui avait rejoint l’atelier familial en 1934.

Dans l’après-guerre, la nécessité de réparer les destructions considérables provoquées par les combats de la Libération suscite un afflux considérable de commandes nouvelles. Avec l’Alsace, la Normandie (avec au moins 480 vitraux recensés) rassemble le plus grand nombre des créations de l’atelier Bony. C’est à la même époque que commence pour Paul et Adeline la grande aventure de l’église du plateau d’Assy, qui rassemble auprès du père Couturier des artistes tels que Georges Rouault, Georges Braque et Marc Chagall, puis celle de la chapelle de Vence, dont Henri Matisse fourni les cartons.

Outre le travail du verre, Adeline déploie aussi sa créativité dans les domaines de la peinture, de la sculpture et de la céramique émaillée, des textiles et de l’orfèvrerie. En plus de son métier d’artiste et de son rôle de mère, elle doit gérer avec son époux une entreprise qui rassemble au plus fort de son activité jusqu’à une dizaine de salariés : « La tâche n’est pas simple. Il faut négocier entre les commandes et les exigences artistiques, réussir à trouver chaque mois la trésorerie pour régler les salaires et les fournisseurs. Les Monuments Historiques payent en retard, les petites communes peinent à rassembler les sommes nécessaires à la rénovation de leur église. Et la lutte pour faire accepter la modernité dans l’art sacré n’était jamais gagnée » (I. Bony). 

Malgré la diminution des commandes dans les années 1970, puis le décès de Paul Bony en 1982, elle maintient l’activité de l’atelier familial jusqu’en 1997 et décède le 15 décembre 1998 à Balbigny (Loire).

J. Deshayes/ Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

 

Adeline HEBERT-STEVENS-BONY :

« Le Bon Pasteur », d’après un dessin de Maurice DENIS. Vitrail exposé en 1939

au Petit-Palais de Paris, dans le cadre de l’exposition « Vitraux et tapisseries modernes.

Le Chef-d’œuvre d’Adeline Hébert-Stevens :

Les vitraux de l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte

 

Après Manessier aux Bréseux (Doubs), Adeline Hébert-Stevens ose un ensemble entièrement abstrait dans un édifice classé Monument Historique à l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. La réalisation des trente vitraux de l’église de l’abbaye s’échelonne de 1955 à 1977. La première commande est faite en 1947 par Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des Monuments Historiques, mais la commande ferme date de 1955, et le marché est signé en 1956 pour les douze fenêtres du chevet. D’autres marchés suivent en 1960, 1962 (quatre fenêtres du chœur) et 1963 (douze fenêtres du transept). Celles de la nef n’ont jamais été réalisées, malgré une lettre de Froidevaux qui lui dit (1969) : « l’administration envisage de faire exécuter les vitraux de la nef et des bas-côtés de l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Je pense qu’il serait nécessaire de prévoir dans la nef des vitraux de même famille que ceux du chœur mais un peu plus lumineux, et dans les fenêtres des bas-côtés des vitraux à iconographie, comme les sœurs le désiraient à l’origine ». Les premières maquettes sont figuratives mais le choix final d’une composition abstraite répondait aux attentes des sœurs de la Communauté.

Paul Virilio dit, à juste titre, de cet ensemble qu’Adeline Hébert-Stevens a réalisé là son chef-d’œuvre. L’ensemble représente un travail très étonnant par la qualité de sa composition. Chaque vitrail, et même chaque panneau, est travaillé comme un tableau, mais l’harmonie d’ensemble est donnée par une cohérence dans le dessin, et notamment l’espace plus clair qui entoure chaque lancette. Adeline Hébert-Stevens révèle particulièrement ici sa qualité de grande coloriste ; la richesse des couleurs et la subtilité des rapports de tons ont nécessité un très long travail de choix de verre. Si chaque vitrail est dans une tonalité particulière, on note bien chacune des trois époques de la réalisation de l’ensemble. Les verrières du chœur sont dans des tonalités très soutenues, avec une dominante rouge, verte et bleue. Celles du transept sont dans des tons plus clairs, avec cependant des notes de couleurs vives, et beaucoup de pièces sont peintes à la grisaille. Les verrières de la façade enfin sont dans des tons beaucoup plus chauds et le dessin en flammes est très différent de celui des périodes antérieures.

D’après Isabelle et Laurent BONY, dans, « Une Renaissance au XXe siècle ; la Reconstruction de la Manche », 2011.

 

Saint-Sauveur-le-Vicomte, église abbatiale, verrière du transept.

Autres créations d’Adeline Hébert-Stevens dans le département de la Manche

(liste non exhaustive) :

AVRANCHES, chapelle du Carmel : verrières (1964)

BENSEVILLE, oratoire : Statue en céramique de la Vierge (1960)

CARENTAN, église : vitrail commémoratif de la Libération (1955)

LE MESNIL-OPAC, église : reliefs en céramique de l’Assomption (1991)

MONTREUIL-SUR-LOZON, église : verrière (1956)

MOYON, église : reliefs en céramique, groupe sculpté de la Crucifixion, verrières et bannières de procession (1980-1988)

NEGREVILLE, église : verrières du chœur (1971)

PONT-HEBERT, église : verrières et dalles de verre, statue de la Vierge, chasuble (1956)

ROCHEVILLE, oratoire : Statue en céramique de la Vierge (1953)

SAINT-CHRISTOPHE-DU-FOC, oratoire : Statue en céramique de la Vierge (1956)

SAINT-JEAN-DES-BAISANTS, église : relief en céramique (1969)

SAINT-LÔ-D’OURVILLE, église : verrières (1953-1956)

SAINT-MARCOUF, église : verrières de la nef (1967)

SAINT-MARTIN-DE-BONFOSSE, église : verrière (1984)

SAINT-MARTIN-DE-LANDELLES, église : verrières (1971)

SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE, abbatiale : verrières (1956-1977)

SIOUVILLE-HAGUE, église : tableau de saint Pierre (1954)

VALOGNES, chapelle du Refuge : verrières (1962-1963)

YVETOT-BOCAGE, église : verrières (1963)

 

Saint-Lô-d'Ourville, verrière par Adeline Hébert-Stevens : Marie-Madeleine Postel

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 15:27

Durant cette saison estivale, le château médiéval de Bricquebec accueille, dans sa « tour de l’horloge » du XVe siècle, deux expositions distinctes mais profondément complémentaires.

Deux expositions pour un château : le peintre Christophe Rouil et le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin vous donnent rendez-vous tout l’été à Bricquebec

« Mille chevaux pour un royaume »

La première exposition, intitulée « Mille chevaux pour un royaume », rassemble des œuvres récentes, pour beaucoup crées en vue de cette exposition, du peintre et dessinateur Christophe ROUIL

Avec à son actif l’édition illustrée de nombreuses œuvres littéraires (dont Barbey d’Aurevilly et Anatole le Braz) et plusieurs années d’exercice quotidien au sein du journal Le Monde, Christophe Rouil a développé un vif intérêt pour l’illustration d’œuvres littéraires et historiques. Son travail actuel, qu’il mène conjointement dans son atelier de Bretagne et dans la Manche, porte sur l’aventure des chevaliers partis au XIe siècle du Cotentin à la conquête de l’Italie du sud et de la Sicile. Les figures en majesté de Roger Guiscard et de Tancrède de Hautteville, le tumulte des batailles opposants normands, sarrazins, lombards et byzantins, l’or et la pourpre des palais siciliens, ont nourri son imagination et nous sont restituées de façon particulièrement saisissante. Aimant à expérimenter l’utilisation de supports et de matières diversifiées, Christophe Rouil a eu recours pour ce travail à la contribution des élèves du lycée professionnel Edouard Doucet (Cherbourg), qui ont produit pour supports de ses peintures des structures métalliques destinées à être présentées en extérieur, dans la cour du château.

Ainsi que le souligne M. Patrice Pillet, maire de Bricquebec-en-Cotentin : « il est remarquable que nous puissions présenter dans notre commune une œuvre qui s’harmonise de façon aussi étroite avec l’architecture du château médiéval, celui-ci offre au travail de Christophe Rouil un écrin tout à fait idéal ».

Paysage médiéval. Bibliothèque nationale de France, Ms Latin 10981

Paysage médiéval. Bibliothèque nationale de France, Ms Latin 10981

« Histoire et territoire, la baronnie de Bricquebec au Moyen-âge »

La seconde exposition « Histoire et territoire, la baronnie de Bricquebec au Moyen-âge » a été entièrement conçue et réalisée par Julien Deshayes et son équipe du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin. Elle se propose, en douze panneaux richement illustrés, de restituer l’organisation et le mode de fonctionnement d’une grande seigneurie châtelaine de Normandie, depuis le règne de Guillaume le Conquérant jusqu’à la fin du XVe siècle. L’encadrement des fiefs chevaliers, le développement des bourgs, l’exercice de la justice, la construction de moulins et l’exploitation des rivières et des forêts y sont présentés de façon vivante et accessible. En suivant ce parcours historique, il nous est donné de percevoir, au-delà du seul château médiéval, l’emprise considérable de l’ancienne baronnie et le rôle déterminant qu’elle a exercé sur la formation des paysages environnants et l’implantation des habitats qui forment, aujourd’hui encore, le cadre de vie des habitants. Sa scénographie, riche et colorée, permet de mettre en valeur une très belle collection de statuaire médiévale, et d’animer agréablement cadre architectural, si authentique, de la Tour de l’horloge.

 

Ces deux expositions seront visibles du lundi 24 juin au dimanche 22 septembre, dans le cadre des visites guidées du château médiéval (chaque semaine, du lundi au vendredi à 15h, plus visites supplémentaires à 16h et 17h en juillet et août ; tarifs de 4 euros pour les adultes, 2 euros pour les étudiants et personnes sans emploi, gratuit pour les moins de 18 ans).

Deux expositions pour un château : le peintre Christophe Rouil et le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin vous donnent rendez-vous tout l’été à Bricquebec
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 15:23
Visite guidée mardi 9 juillet : L'église Saint-Sébastien et le manoir du Hecquet à Hautteville-Bocage

Dans le cadre du cycle des visites guidées « A l’ombre des clochers », le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, en date du mardi 9 juillet prochain, la découverte de l’église Notre-Dame et du manoir du Hecquet, sur la commune d’Hautteville-Bocage.

 

Modeste sanctuaire gothique édifié vers la fin du XIIIe siècle, l’église Saint-Sébastien présente un chœur joliment ouvragé orné de clefs de voûte particulièrement soignées. Elle a été augmentée à l’époque classique d’une tour de façade, qui en ré-hausse agréablement la silhouette. Elle compte parmi son mobilier une belle statue médiévale de la Vierge à l’Enfant mais se signale surtout par la qualité de ses boiseries de chœur et de ses stalles du XVIIIe siècle. On s’intéressera aussi au patrimoine funéraire qu’abrite l’enclos du petit cimetière rural qui environne l’édifice.

 

A la suite de l’église, les visiteurs seront invités à découvrir l’ancien manoir du Hecquet, charmante gentilhommière de la Renaissance tardive, soigneusement restaurée par ses propriétaires. Cette demeure fut jadis la propriété héréditaire de la famille du Hecquet d’Hauteville, qui l’occupa depuis au moins le XIVe siècle (Etienne du Hecquet vivait en 1340) jusqu’à la Révolution de 1789, lorsque René Hyacinthe-Philippe du Hecquet de Hautteville fut compté au nombre des nobles émigrés, et ses biens confisqués.

 

 

Le rendez-vous est fixé à 15h à l'église de Hauteville-Bocage,

4 € pour les adultes, 2 € pour les étudiants.

Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi.

 

Renseignements (en semaine) : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Visite guidée mardi 9 juillet : L'église Saint-Sébastien et le manoir du Hecquet à Hautteville-Bocage

Lors du repérage effectué en amont de la visite de l'église Saint-Sébastien, nous avons eu la surprise de découvrir, remisées à l'étage de la tour du clocher, deux statues médiévales fragmentaires, antérieurement inconnues, que nous avons pu déposer dans la sacristie et présenter aux visiteurs.

L’une semble représenter un saint ermite muni d'une canne en forme de tau, pouvant dater du début XIVe siècle (?), l’autre une belle sainte vêtue d'une robe au drapé ample, tenant le Livre ainsi qu'un attribut qui ressemble à une flèche ; peut-être une représentation de sainte Irène (de Rome), "compagne" de saint Sébastien, auquel l'édifice est voué. L'oeuvre semble datable vers 1400/1450 environ. 

 

Il est fréquent de retrouver dans les combles, les maçonneries ou le sol des cimetières de nos églises rurales de telles oeuvres d'art. Mutilées, les statues d'Hautteville pourraient avoir été victimes de l'iconoclasme huguenot, lors des guerres de Religion, ou bien du vandalisme révolutionnaire des années post-1789. 

 

Une autre statue "remisée", montrant un saint évêque non identifié, a été remployé au XVIIIe siècle dans la façade de la tour de clocher. Dans ce cas, le déclassement de l'oeuvre apparaît plutôt relever d'une décision des autorités ecclésiastiques du diocèse, particulièrement pointilleuses à cette époque sur la "décence" des oeuvres religieuses.

 

Nous avons prévenu la mairie de cette initiative, et signalé ces deux statues auprès de la Conservation des antiquités et objets d'art de la Manche.

 

(J. Deshayes/ 12 juillet 2019).

 

 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 14:57
Visite guidée dimanche 7 juillet : L'abbaye Marie-Madeleine Postel de Saint-Sauveur-le-Vicomte

Dimanche 7 juillet prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose une visite guidée de l’abbaye Marie-Madeleine Postel de Saint-Sauveur-le-Vicomte.

 

Fondation bénédictine datant du règne de Guillaume le Conquérant, l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte avait déjà largement périclité avant la Révolution de 1789, qui lui porta le coup de grâce de la confiscation. Bientôt transformé en carrière, l’édifice aurait totalement disparu s’il n’avait été relevé de ses ruines à l’initiative de sainte Marie-Madeleine Postel et de sa congrégation encore naissante, venues s’y établir en 1832. Dès 1838, les travaux étaient engagés, et furent menés par la Mère supérieure avec une énergie d’autant plus surhumaine que celle-ci avait déjà dépassé à cette date les 80 printemps ! Egalement liée à l’action de l’architecte et tailleur de pierre François Halley, la reconstruction de l’abbaye de Saint-Sauveur devait susciter en son temps l’admiration de nombreux contemporains, dont le plus célèbre des enfants du Pays, l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly. Cette œuvre matérielle, reflet de l’extraordinaire puissance spirituelle de la mère bâtisseuse, contribua aussi à définir le destin posthume de sa fondatrice : béatifiée en 1908 Marie-Madeleine fut canonisée en 1925 et apparaît aujourd’hui comme l’une des saintes les plus populaires du département la Manche. Atteinte en juin 1944 par les bombardements alliés, l’abbaye se vit ornée, entre 1956 et 1977 d’une série de nouveaux vitraux produits par l’immense artiste et maître verrier que fut Adeline Hébert-Stevens (1917-1998), épouse et la collaboratrice de Paul Bony. La découverte d’une exposition temporaire consacrée à cette grande figure de l’art sacré du XXe siècle, actuellement visible dans l’abbaye, sera proposée en conclusion de la visite.

 

Visite guidée dimanche 7 juillet : L'abbaye Marie-Madeleine Postel de Saint-Sauveur-le-Vicomte
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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 14:54
Visite guidée mardi 2 juillet : l’église de Golleville et le château de la Bretonnière

 

Dans le cadre du cycle des visites « A l’ombre des clochers », le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin propose, ce mardi 2 juillet une visite guidée consacrée à l’église de Golleville et le château de la Bretonnière.

 

Site attesté d’une ancienne nécropole mérovingienne, l’église de Golleville se signale par la richesse de son mobilier et de sa statuaire. Elle possède de remarquables fonts baptismaux romans ornés d’un serpent et de motifs géométriques, ainsi qu’un exceptionnel rouet liturgique à clochettes, qui a suscité jadis de fumeuses interprétations. Son retable restauré et son groupe sculpté de « saint Martin le Ferré » font également l’intérêt de cette église.

 

Le château de la Bretonnière est un remarquable ensemble architectural des XVIIe et XVIIIe siècles. Parfaitement entretenu et préservé, il offre pour notre région, un rare exemple d’architecture en brique et pierre. Il réserve, autour de la pièce d’eau formant miroir à la demeure de style Classique, de superbes effets de perspectives.

 

 

La visite guidée débutera à 15h00. Rendez-vous devant l’église de Golleville.

 Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 1,50 € pour les étudiants.

Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi.

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (en semaine)

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

 

 

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 18:50
Mardi 18 juin : A L'OMBRE DES CLOCHER À NEGREVILLE

Dans le cadre du cycle de visites « A l’ombre des clochers », le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, ce mardi 18 juin, une visite guidée consacrée à l’église de Négreville et au château du Pont-Rilly.

 

Dans le cimetière de Nègreville, se trouve un chapiteau roman, seul vestige du XIIe siècle d’une église qui se verra extrêmement modifiée au cours du XVIIe siècle.

L’église que l’on découvre aujourd’hui résulte des modifications apportées à l’édifice à l’époque de la Renaissance. On remarquera que l’inspiration gothique est encore bien présente.La tour du clocher accolée au bâtiment souligne la magnifique unité d’un ensemble témoin de plusieurs siècles d’histoire normande.

 

Par la suite, nous irons admirer le magnifique château du Pont-Rilly. On accède à l’édifice par une superbe allée où nous pouvons découvrir une chapelle et une orangerie avant de pénétrer dans la cour du château, agrandit et remanié vers 1765-1770 par les architectes Raphaël de Lozon et Claude-Nicolas Durand.

 

Le rendez-vous est fixé à 15h00, à l’église de Négreville.

 

Nous visiterons uniquement les extérieurs du château du Pont-Rilly.

Visite présentée par Margot Zeller et Simon Tasset

 

Tarif = 4€/adulte, 2€/étudiant, gratuit aux moins de 18 ans.

 

 

 

Contact :

Pays d’art et d’histoire

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

Tél. : 02.33.95.01.26

http://closducotentin.over-blog.fr

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