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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 16:03

Saint-Sauveur-le-Vicomte

musée Jules Barbey d'Aurevilly

23 avril au 31 octobre 2011

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Né à Rennes en 1941, Gwezenneg travaille et réside depuis 1968 à Teurthéville-Hague, dans la presqu’île du Cotentin.

Son œuvre développe un lien profond avec cette région de bocage, de marais et de landes entourée de mer, qu’il a élu pour s’établir. Grand pourvoyeur de débris, l’océan lui procure la matière de nombreuses créations, où viennent aussi se joindre d’autres objets inanimés, dépôts résiduels de maintes vies révolues. Parcelles parfois minuscules, ces fragments éparpillés, démembrés des formes primitives que la nature ou l’industrie leur avaient données, se trouvent ainsi recomposés et métamorphosés, parés pour un nouveau périple. Chez Gwezenneg, l’expérience du collecteur éveille l’acuité tranchante du goéland. Mais l’œuvre de construction procède aussi d’une précision d’orfèvre, méticulosité un peu barbare qui n’est pas sans évoquer la puissance chamanique de l’art des peuples de la préhistoire. La croix, souvent présente comme trame ou comme indice, ne figure d’ailleurs pas ici comme référence historique à la Passion du Christ. Elle retrouve dans le propos prométhéen de Gwezenneg l’efficience du symbole cosmique, exprimant le mode même de création de l’univers. Le résidu - fragment de carcasse délavé ou cadavres entiers, parfois encore munis de dents et de pilosité – côtoie en outre l’écriture organique de formes germinatives aux capacités suggestives infinies. Tantôt semblables aux noirs bataillons des larves de la charogne de Baudelaire, ces motifs, au grès de leurs pullulements, peuvent aussi évoquer l’horizon de continents lointains ou les rondeurs de la maternité. Aptes aux migrations de l’infiniment grand à l’infiniment petit, ces secrètions sont aussi bien présentes dans certaines créations monumentales, produites à partir d’épaves et d’ossements, que dans l’œuvre gravée de l’artiste. Dans ce dernier domaine – lieu des labeurs hivernaux - la projection biologique d’une sorte de physiologie intime rejoint l’ambition cartographique de l’arpenteur, créateur d’univers bordés de noirs océans et de nuits abyssales.

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Parce qu’il assume fondamentalement la dimension sépulcrale de l’acte artistique et l’exacerbe, Gwezenneg partage avec Barbey d’Aurevilly une fascination évidente pour la mort. Poursuivie jusque dans ses prémices criminelles, saisie dans la violence de l’acte meurtrier, ravivée en lignes rouges, celle-ci couve et surgit dans les deux œuvres d’une manière étrangement voisine. Cette part de sensibilité commune pour « l’effroyable poésie du crime » émane t elle, par quelques mystérieux réseaux souterrains, du sol du Cotentin, de ses tempêtes et de ses brumes ? Elle soutient en tout cas une conscience également partagée selon laquelle « les crimes de l'extrême civilisation sont, certainement, plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement, de la corruption qu'ils supposent, et de leur degré supérieur d'intellectualité ».

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Gwezenneg n’est pas un illustrateur et se refuse à l’être. Sa rencontre avec l’auteur des Diaboliques ne se situe pas dans le domaine du figuratif ; on ne saurait identifier dans cette exposition Olonde ni le château du Quesnoy, Lasténie de Ferjol, la Malgaigne ou Calixte Sombreval. C’est précisément parce que ce dialogue s’établit sur de plus secrètes connivences que l’exposition de Gwezenneg éveille une dimension également plus actuelle et féconde de l’œuvre de Barbey. Le mode de l’intrusion, qui lui donne son titre, traduit ainsi avec exactitude le travail effectué dans et sur l’espace du musée Barbey d’Aurevilly.

Julien Deshayes

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:33

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Située au contact immédiat de l’agglomération antique d’Alauna, l’église Notre-Dame d'Alleaume possède de toute évidence des origines très anciennes. Selon les témoignages consignés au XIXe siècle par l'érudit Auguste Pouchin, on aurait trouvé plusieurs médailles romaines autour de l’église et des urnes funéraires à l’intérieur du cimetière, indice d’une nécropole païenne ayant précédé le sanctuaire chrétien. Hormis quelques briques en remploi, l'édifice actuel ne conserve plus cependant de vestiges antérieurs au XIIe siècle. La nef unique, le chœur à chevet plat et la tour de clocher qui flanque l’édifice au nord appartiennent encore à la construction romane, mais ils ont fait l’objet de nombreuses modifications postérieures. Il subsiste aujourd'hui, à l'intérieur du choeur, l'ébrasement d'une haute fenêtre, coiffée d'une voussure torique reposant sur des colonnettes à chapiteaux sculptés de simples feuilles lisses.

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Côté sud, dans les parements externes, subsistent également deux anciennes portes romanes, toutes deux obstruées. La plus riche, ouvrant sur la première travée du choeur, correspond à l'ancienne "porte du prêtre". Elle présente un double rouleau de voussures ornées de batons brisés dessinant des losanges, et repose sur des colonnes trapues, ornées de chapiteaux à deux registres de feuilles plates. Annonçant le style épuré de l'architecture gothique, ces éléments dénotent à une construction relativement tardive, non antérieure semble t-il aux années 1140-1160.

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Le petit relief roman aujourd'hui remployé dans le mur oriental de la chapelle sud provient probablement de cette ancienne porte, à laquelle il devait initialement servir le linteau. Il montre deux personnages siégeant sous des arcatures, accompagnés d'un oiseau crachant une sorte de volute et d'un agneau portant la croix, qui semble s'éloigner vers la droite. Chacune des deux figures assises porte dans la main un attribut destiné à l'identifier. L'énorme clé du premier permet de reconnaître saint Pierre mais l'objet tenu par le second est plus difficile à interpréter. Probablement s'agit-il d'une petite sphère, symbole cosmique désignant ici la création dans sa globalité. Conformément à bien d'autres images religieuses de l'époque romane, ce relief se rapporte plutôt ainsi à un contenu de nature théologique et exégétique qu'à un épisode biblique bien défini. Les deux figures trônant désignent de façon synthétique le collège des apôtres et les arcatures qui les abritent suffisent à évoquer l'image de l'Ecclesia. Au mouvement d'éloignement de l'Agnus Dei répond celui, opposé, de l'oiseau cracheur de volute, symbole du saint Esprit diffusant le Verbe de Dieu. Au résultat, ce relief de facture très naïve parvient il me semble à condenser le thème de la mission conférée par le Christ aux apôtres lors de la Pentecôte et celui, concomitant, de l'institution de l'Eglise. Support de propagande, il fonctionne en ce sens comme un rappel de l'autorité exercée par le prêtre sur la communauté des fidèles, en tant que porteur de la parole divine et successeur des premiers apôtres. 

De l'édifice roman subsiste aussi un petit lot de modillons présentant des masques humains difformes et grimaçants. L'un porte à sa bouche un petit cylindre, probablement une flûte ou un autre instrument à vent.

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Au XVIe siècle l’église se vit adjoindre deux chapelles latérales ainsi qu’une sacristie. Côté nord, les quatre consoles recevant les nervures de la voute figurent les Vivants de la vision d'Ezechiel, assimilés traditionnellement aux quatre évangelistes. Le thème est particulièrement fréquent en Cotentin à la fin du Moyen-âge mais le taureau et l'aigle ont ici la particularité d'être associés à des phylactères et à des attributs symboliques : couche de fagots pour le taureau de saint Luc (évocation de sa nature sacrificielle) et serpent ailé à tête de félin tenus entre les serres de l'aigle de Jean. 

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D’autres modernisations ont été entreprises sur l'église d'Alleaume au XVIIIe siècle, entrainant notamment la réfection de la façade occidentale et le percement de grandes fenêtres en anse de panier dans la nef. L'une des voutes sur croisée d'ogive de la nef porte la date de 1787, correspondant à cette modernisation tardive. Les chapiteaux du choeur ont été recouvert à la même date d'un décor végétal en stuc. Entre autres éléments de mobilier, l’église d’Alleaume abrite un imposant retable néo-baroque construit en 1805 par l’ébéniste Armand Fréret et enrichi d’un lot de sculptures en terre-cuite, produites par Moreau au sein de la manufacture de porcelaine de Valognes. 

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Elle accueille également une statue Renaissance de la Vierge à l'Enfant, dotée de vertus miraculeuses, qui provient de l’ancienne chapelle de la Victoire, où elle faisait l’objet de dévotions et de pèlerinages importants.

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Le cimetière d’Alleaume est, du département de la Manche, celui qui conserve la plus grande quantité de tombes anciennes protégées au titre des Monuments historiques (57 œuvres inscrites). Si certaines épitaphes peuvent remonter jusqu’au XVIIe siècle, la majorité des sépultures appartient plutôt à la fin du XVIIIe siècle et au début du siècle suivant. La fortune des paroissiens de ce quartier, alors très aristocratique, explique pour partie la qualité des monuments conservés. La présence, toute proche, d’ateliers de tailleurs de pierre spécialisés dans la production funéraire justifie aussi l’exceptionnelle richesse de ce cimetière. Au grès des stèles, des cippes, des pyramides et des obélisques se conservent ainsi les noms des principaux notables de la paroisse d’Alleaume.

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Julien Deshayes, mars 2011

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:34

11, rue Mauquet de la Motte

Cet édifice austère, édifié en retrait derrière les grilles de son avant-cour, figure déjà sur le plan de la ville de Valognes en 1767. Il est construit sur un terrain appartenant à l'ancien domaine des évêques de Coutances, fieffé vers 1654 lorsque celui-ci fut cédé à l'abbé François de la Luthumière pour la construction du séminaire. Le jardin recouvre un réseau de caves, parfois interprétées comme un ancien souterrain menant du palais de l'évêque au château, mais il s'agit en fait d'anciennes carrières souterraines. Les constructeurs de l'hôtel ne sont pas identifiés, son nom actuel provenant de ses actuels propriétaires. L'édifice pourrait toutefois correspondre à une propriété vendue en 1759 par Charles-François Mauquest de la Motte, docteur en médecine et petit-fils du célèbre chirurgien, à un certain Jean-Charles des Landes, sieur des Carrières. En 1778 parmi les notables résidant dans cette rue sont cités M. de Quinéville, écuyer, marié, employant 7 domestiques, M. de Tanval, écuyer, et les Demoiselles Dancel de Vaudreville, nobles, employant un domestique.

L'édifice, sinistré en 1944 mais réédifié à l'identique, se signale par son jardin, sorte de parc à l'anglaise vraisemblablement aménagé vers la fin du XIXe siècle, que dominait jadis un remarquable cèdre du Liban placé au sommet d'un tertre dominant la propriété.

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Le jardin aménagé sur le site d'anciennes carrières souterraines

Stéphanie Javel et Julien Deshayes

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:25

68, rue de Poterie

L'hôtel le Poerier de Portbail était au début du XVIIIe siècle en possession de Nicolas René Muldrac, seigneur de Sainte-Croix. A son décès, en juillet 1710, l'hôtel revint à son épouse Marie-Anne Le Bourgeois, puis fut transmis en 1741 à ses deux filles. Ces dernières avaient épousés d'importants seigneurs du Cotentin ; la première, Anne, étant mariée à Louis François de Hennot seigneur et patron d’Octeville-l’Avenel, et la seconde, Catherine, à messire Georges-Charles Clérel, seigneur et patron de Tocqueville. Plutôt que de partager l'hôtel, ces dernières en gardèrent, durant plusieurs années, la propriété commune. L'hôtel ne fut vendu conjointement que le 10 février 1753, à François René de Hennot, seigneur et patron du Rozel. L'acte de vente précise que l'édifice était alors constitué d'un « corps de logis consistant en maison manable, escalier, écuries, remises, cuisine, celliers, boutique et autres aistres, cour et jardin potager, 4 ou 5 vergées, jouxte et butte la rue de Poterie ».

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L'hôtel du Poerier de Portbail sur le plan Lerouge, 1767

Le 27 octobre 1768, Gérôme Bignon, seigneur et patron de Joganville, époux de Marie Bernardine de Hennot, fille et unique héritière de Pierre François de Hennot, revendit l'hôtel à un autre membre de la famille, André de Hennot, colonel général de dragons, seigneur et patron d’Octeville l’Avenel, seigneur également de Gorges, du fief de Saint-Nazaire à Gréville-Hague et de Crosville. En 1787 André de Hennot employait à son service dans son hôtel de la rue de Poterie un maître d’hôtel, un cuisinier, un valet de chambre, une femme de chambre, un cocher, un jardinier, une gouvernante, une sommelière, une lingère et deux laquais. Le 1er nivôse an 11 (22 novembre 1802), la veuve de ce dernier, Catherine de Thieuville, et son gendre Auguste-Pierre de Blangy échangèrent l’édifice, ainsi que plusieurs terres, contre le château de Saint-Pierre-Eglise, avec M. Erard de Belisle. En 1808, après la mort de ce dernier, sa veuve, Constance Simon de Carneville (1749-1825), revend la l'hôtel à M. Henry François Delanoüe, qui s’en sépare à son tour en 1815 au profit d'Adrien Bernardin Louis du Poërier de Portbail (1768-1855)."Uni en 1810 à Joséphine Françoise de Chivré (1787-1831), fille du puissant détenteur de Sottevast, cet ancien colonel chef de division dans l’armée de Frotté en 1797, chouan et émigré, s’est distingué parmi ses pairs par son opposition résolue au gouvernement impérial" (Bruno Centorame).

Le 14 mai 1861, Louis Hervé de Portbail, son héritier, vend la propriété à Marie Mottley, veuve d'Alexis de Tocqueville. Elle y décéda le 2 décembre 1864, léguant la propriété à Gustave Auguste de la Bonnivière de Beaumont, ancien ambassadeur, ancien député et membre de l'Institut. En juin 1888, l'hôtel est revendu par le fils de ce dernier, Antonin Emile Jules de la Bonnivière de Beaumont, chef de bataillon dans l'armée d'Algérie, à Joseph Bertin de La Hautière, qui y résidait déjà antérieurement, en tant que locataire, avec son épouse Mathilde Anna Revault. Il est signalé lors de cette vente que la maison comprenait "notamment cuisine, salles à manger, salon, bureau, chambres, cabinets, greniers, mansardes, communs grande cour et jardin", et que les clotures et toitures de l'édifice nécessitaient réparation. L'hôtel appartient aujourd'hui à M. Henri de Tourville.

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L'hôtel de Poërier de Portbail est formé d'un long corps de logis de neuf travées longeant la rue de Poterie et d'une aile en retour fermant la cour. Cet édifice intègre en rez-de-chaussée des portions significatives d'une construction Renaissance, datant de la seconde moitié du XVIe siècle. Tout l'étage en revanche a été entièrement réinvesti et modifié dans la première moitié du XVIIIe siècle et les ouvertures de façade ont été modifiées et réordonnancées. La cour s'accède par une porte cochère, encadrée de pilastres doriques. Les six grandes baies à garde-corps en ferronnerie du premier étage éclairent les pièces en enfilade de l'étage noble, composé d'un salon, salle à manger et deux chambres. Les moellons du parement sont aujourd'hui apparents mais la façade était initialement enduite. La liaison entre le corps principal et l'aile en retour s'effectue par un corps de bâtiment coiffé d'une haute toiture en pavillon abritant un escalier monumental. Cet escalier tournant se compose d'une première volée droite menant à un repos, suivie d'une seconde volée double à montées divergentes donnanyt accès à un large palier suspendu. Cette articulation relativement savante permet de compenser les différences de niveau entre les deux ailes, héritage de la construction d'époque Renaissance initialement dotée d'un escalier en vis. L'aile en retour située en prolongement ne possède qu'une porte d'entrée en rez-de-chaussée, et deux grandes fenêtres passantes au premier étage, éclairant une chambre à coucher initialement dotée d'une alcôve encadrée de deux cabinets.

Stéphanie Javel / Julien Deshayes

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 18:04

29, rue de Poterie

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L'hôtel du Plessis de Grenadan avoisine rue de Poterie l'hôtel de Cussy, qui appartenait au XVIIIe siècle à la même famille. Le 11 mars 1780, François de Cussy, sieur de Nouainville vendait l'édifice à Guillaume Louis d’Arthenay pour le prix de 15 480 livres. Le corps de logis se consistait alors en « plusieurs salles, avec porte cochère, sur le bord de la rue de Poterie avec chambres et cabinets au-dessus. . . couverts en ardoises, deux escaliers, une cour au derrière avec écuries, remises, appentis, un jardin potager fermé de murs jouxte et butte au levant la rue de Poterie, au midy le sieur de Cussy de Teurtheville-Hague à cause des cours, maisons et jardin, au couchant par un jardin restant audit vendeur et au nord par le sieur de Cussy par rapport à son enclos » . L'hôtel entre ensuite en possession de Louis Alexandre Etard de Bascardon, puis à sa fille Euphrasie, épouse de Louis René Guillaume du Plessis de Grenadan, qui a laissé son nom à la propriété. Ce dernier légua postérieurement la propriété à Joseph Marie Alphonse de Raquenel de Montmorel et son épouse Marie de Pontfilly. Le 5 janvier 1895, Eugène Bretel achète l'édifice, qu'il lègue ensuite à Raoul Ledoux.

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Valognes, hôtel du Plessis de Grenadan, carte postale ancienne, vers 1910

L'hôtel du Plessis de Grénadan possède une longue façade sur rue, composée de dix travées ordonnancées et rythmée par une succession de chaînes en bossage. Elle est recouverte d'un enduit récent, venu recouvrir un enduit au clou plus ancien, dont il est encore possible de lire la trace sur le mur pignon. Toutes les fenêtres présentent un simple linteau droit. La porte cochère placée sur la droite de la façade, a été intégrée lors de la modification de l'édifice, dans le courant du XIXe siècle. Elle est encadrée de pilastres cannelés soutenant un linteau échancré à décor de feuilles de chêne et de rosace, avec un entablement et une agrafe en feuille d'acanthe très saillante. La toiture est désormais percée de cinq oeils-de-boeuf, chacun décoré d'une coquille. La façade postérieure ouvre sur une cour donnant accès à des vastes jardins surélevés.

Stéphanie Javel

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 17:48

1, place du Calvaire

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L'hôtel du Mesnildot Sainte-Colombe offre, par contraste avec de nombreux autres hôtels valognais, un rare exemple de maintien durable d'une même famille sur une propriété. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Thomas Picquenot sieur du Gauguier résidait déjà dans une maison située à son emplacement, et y décéda en 1696. Son fils, Nicolas Picquenot y mourut également, en 1706, ainsi que son petit-fils, Thomas, sieur de Lislemont, en 1734. L'édifice appartenait encore à la même famille au lendemain de la révolution. Elle ne fut vendue que le 7 mars 1832 par Madame de Royville, héritière de Anicer Lavavasseur, sieur d'Hiesville, fils de Anne Louise Picquenot, à Madame Jacques-Louis-Gabriel du Mesnildot, née Lecourtois de Sainte-Colombe. En 1852, la famille Lecourtois de Sainte-Colombe revend l'hôtel à Vital-Sévère Dalidan, avocat, qui le cède à son tour, deux ans plus tard, à Monsieur Le Gardeur de Croisilles. Passé vers 1920 en possession de la famille Lemarquand, il est donnée en 1980 à la communauté des soeurs franciscaines réparatrices de Jésus-Hostie.

L'hôtel du Mesnildot Sainte-Colombe présente une façade principale sur jardin, constituée de six travées ordonnancées, intégrant un faux avant-corps central de deux travées. Le rez-de-chaussée, légèrement surélevé, repose sur un étage de soubassement, abritant une chapelle et ouvrant de plain-pied sur la rue Saint-Malo. Les baies du rez-de-chaussée de la façade sur jardin sont à arc segmentaire, avec un appui saillant et un garde-corps en ferronnerie, tandis que les fenêtres de l'étage sont à linteau droit. Le faux avant-corps est délimité par des chaînes de refend en légère saillie. Il supporte un fronton triangulaire percé de deux oculi, et comporte en son centre des pierres d'attente pour un décor héraldique non réalisé. La porte donnant accès au jardin est décalée en partie droite du corps de logis. Une date portée de 1760, inscrite en façade sur le cadran solaire, fournit un indice de datation pour cette construction, attribuable selon des critères stylistiques au milieu du XVIIIe siècle.

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La façade postérieure, donnant sur la rue Saint-Malo, ne présente pas l'ordonnancement de la façade sur jardin. Elle conserve des traces de baies obstruées pouvant remonter au XVIe ou XVIIe siècle, indiquant la reprise d'un édifice antérieur au XVIIIe siècle. Le foyer de jeunes filles en dépendance est accolé contre le mur pignon nord-est. Il occupe une construction des années 1950 ou 1960.

Stéphanie Javel/Julien Deshayes

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 16:25

18, rue des Religieuses

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Localisation de l'édifice sur le plan Lerouge, 1767

Il existait dès le 16e siècle une importante demeure urbaine située à l'emplacement de l'actuel hôtel du Mesnildot-de-la-Grille. Cette propriété appartenait à Guillaume Bastard, lieutenant du bailli du Cotentin, important notable valognais, qui y résida jusqu'à sa mort en 1589 ou 1590. Lors de son décès, l'édifice comprenait deux salles et une cuisine en rez-de-chaussée, ainsi que quatre chambres à l'étage. Au nombre des dépendances, figuraient notamment deux boutiques donnant sur la rue, des étables, un fournil avec chambre à l'étage et une grange. L'ensemble s'étendait sur plus d'un hectare de terre.

Après la mort de Guillaume Bastard, la propriété est transmise par sa veuve, Aliénor André, à Arthur du Moustier son fils aîné, né d'un premier lit. Lors de son décès survenu vers 1640 celui-ci transmet à son tour la propriété à son fils, Louis-Jacques du Moustiers. Selon l'analyse proposée par Michel Viel, ce dernier aurait entrepris des travaux de modernisation de la demeure. Il serait notamment responsable de la construction du monumental escalier à trois volées tournantes, munies de balustres de pierre, qui occupe l'extrémité nord du corps de logis. A sa mort, en 1661, l'hôtel entre en possession de son fils et homonyme, Jacques-Louis du Moustiers, qui, le 24 juin 1730, vend la propriété à son neveu, Jean-Antoine du Mesnildot. L'hôtel reste ensuite dans la famille du Mesnildot jusqu'en 1895. En 1813 Jacques-Louis-Gabriel du Mesnildot y reçoit l'impératrice Marie-Louise, puis en en 1830, son fils, Jean-Louis-Gabriel du Mesnildot, y accueille Charles X, en partance pour l'exil. En 1895, Marie-Gabrielle-Céleste née de La Gonivière laisse la jouissance de l'hôtel à l'Archiprêtre de Valognes pour y installer l'école libre des frères de la Doctrine chrétienne. Après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le bâtiment est affecté à l'école libre des filles Sainte-Marie.

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L'hôtel du Mesnildot sur une carte postale ancienne, vers 1910

La construction des années 1640 subsiste pour l'essentiel à l'intérieur de la structure de l'édifice actuel, mais elle a fait l'objet de profonds remaniements. La plupart des niveaux intérieurs paraît avoir été modifié, bien qu'il subsiste encore, dans l'une des pièces du rez-de-chaussée ouvrant sur la cour d'honneur, un plafond à solives peintes appartenant à cette période de construction. Il est pour le reste assez apparent que l'ensemble de la façade sur cour a subit une importante reprise dans le courant du 18e siècle. Les percements ont été agrandis ou modifiés et un bandeau horizontal, séparant initialement les deux niveaux d'élévation, a été bûché. La cour qui précède l'édifice a dans le même temps été mis au goût du jour, par l'aménagement d'un portail en demi-lune, avec grille en fer forgé au chiffre de la famille du Mesnildot, et par la construction des deux murs de clôture latéraux, agrémentés d'un décor d'ouvertures feintes et de chaînes en bossage. L'agrandissement et la modernisation des ailes flanquant l'arrière-cour, comprenant l'aménagement d'une orangerie à l'extrémité de l'aile ouest, se situent également dans le courant du 18e siècle.

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L'aménagement d'une chapelle, occupant jadis l'étage de l'une des ailes de l'arrière cour, attribuable à Jacques-Louis Gabriel du Mesnildot, se situerait dans le premier tiers du XIXe siècle. En 1844, Jean-Louis-Gabriel du Mesnildot entreprend de construire une nouvelle orangerie, occupant quatre mètres de large et toute la longueur de la terrasse nord. Cette orangerie située au-dessus d'un niveau de caves, mesure 25 mètres de long et se divise en trois pièces. Six hautes baies couvertes en plein-cintre ouvrent du côté du parterre et donnent accès à la galerie supportée par des poteaux en fonte. Les moulures chantournées des linteaux en plein-cintre sont reliées entre elles par un bandeau horizontal. Les angles de cet édifice sont ornés de chaînages traités en bossage.

Stéphanie JAVEL et Julien DESHAYES

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:27

6, rue Léopold Delisle

Charles-Edouard Duhamel, sieur de la Prunerie est cité en 1730 comme propriétaire d'une "maison et cour " avoisinant l'hôpital de la ville et le vaste terrain du presbytère, située à l'emplacement de l'hôtel du Mesnildot de Champeaux. Par mariage avec Françoise-Marie-Duhamel de la Prunerie, François du Mesnildot de Champeaux entre en 1733 en possession de la propriété. Tous deux sont nommés comme propriétaires de l'édifice dans des actes notariés datés de 1743 et de 1745. L'hôtel reste ensuite dans cette même famille - qui lui a laissé son nom - jusqu'au 6 avril 1786, lorsque Jean-François du Mesnildot, vend la propriété au dénommé Jean-Robert Drouet. Le sieur Drouet vivait encore dans cet hôtel en 1815.

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L'hôtel du Mesnildot-Champeaux sur le plan Lerouge (1767)

La façade sur rue de l'hôtel du Mesnildot de Champeaux, aujourd'hui traitée en moellons apparents (l'enduit d'origine a été malheureusement supprimé), est constituée de neuf travées. Une grande porte cochère, nettement décentrée, occupe la quatrième travée. Des ouvertures circulaires, éclairent un niveau de soubassement abritant anciennement des "caves et cavots" et permettant de compenser la déclivité de la rue. Le rez-de chaussée abritait en 1775 la cuisine, un office, une laverie et la salle à manger. Dans les étages sont simplement signalés à la même date trois chambres, puis des greniers, ce qui semble indiquer que l'élévation de l'édifice aura été augmentée d'un niveau supplémentaire à une date postérieure. Cette reprise justifie probablement le caractère particulièrement dépouillé de la construction, simplement percée de trois niveaux de baies à linteaux droits. La façade postérieure est sensiblement identique mais ouvre pour partie sur une terrasse à balustres qui constitue le principal agrément de l'édifice. Un petit pavillon, qui logeait en 1775 un cellier et une chambre, occupe l'angle de la cour. En 1786, cet ensemble est décrit comme de composant d'un « corps de logis situé rue de l’hôpital avec porte cochère sur ladite rue, une cour au derrière, les celliers, écurie, bûcher et autres bâtiments dans l’un des côtés d’icelle et un jardin potager à côté fermé de murs ».

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Stéphanie Javel/Julien Deshayes

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:10

Rue Henri Cornat

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Le 2 octobre 1739 Laurent Antoine Sivard, sieur des Noires Terres, achète pour la somme de 20 000 livres à Bernardin Morin, une propriété située à Valognes, nommée "la terre des Noiremares ou du Haut-Pirou". Cette propriété comprenait une maison avec "cuisine, salle, cellier, écurie, pressoir", et chambres et greniers au dessus. L'acte de vente précise également que le "grand corps de logis", couvert d'ardoise, était précédé d'une cour avec porte cochère et environné d'un jardin, d'un verger et d'autres pièces de terre. Cette propriété figure sur le plan Lerouge de 1767. Elle occupait assez précisément l'emplacement de l'actuel hôtel Sivard de Beaulieu. Vers 1765, Charles-Antoine Sivard, fils de Laurent-Antoine Sivard, augmente son héritage par l'achat d'une nouvelle propriété, nommée le manoir de Beaulieu, qui dépendait depuis 1479 au couvent des cordeliers de Valognes. Selon l'abbé Jean Canu, il aurait fait bâtir l'hôtel actuel vers 1782.

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L'hôtel Sivard de Beaulieu sur le plan Lerouge de 1767

Charles Antoine Sivard de Beaulieu, issu d’une famille de bourgeois établie à Valognes depuis le XVIIe siècle, fut localement l’une des figures majeures de la période révolutionnaire. Né en 1742, il fut avocat et assesseur au bailliage de Valognes, puis président du tribunal. En 1774, il acheta la charge anoblissante de secrétaire du roi et devint également lieutenant général du bailliage du Cotentin, puis maire de la ville en 1790. Suspecté d’intelligence avec les ennemis de la République, il fit partie de la fournée des 19 personnes du district conduites à Paris le 15 juillet 1794 pour y être jugées par le tribunal Révolutionnaire. On se souvient que, ayant cassé une roue en chemin, le convoi n’arriva à destination qu’au lendemain de la chute de Robespierre, sauvant in extremis la vie aux représentants la ville estimée la plus farouchement monarchiste de toute la Normandie. Non trop rancunier Sivard de Beaulieu accèdera par la suite au rang de baron d’Empire et fut élu député de la Manche en 1818.

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L'hôtel Sivard de Beaulieu, dessin, vers 1830

De 1830 à 1871, l'hôtel abrite des Carmélites anglaises, qui, pour les besoins de leur communauté, font construire une chapelle en 1837. Le 5 août 1871 l'hôtel est revendu pour 80 000 francs aux religieuses du Refuge de Caen, qui abritaient des jeunes filles et des enfants. Le nombre grandissant des "réfugiés" les conduit à construire des dortoirs, une lingerie et une infirmerie, mis en service en septembre 1872. Les classes, les réfectoires et les dortoirs, ainsi que la chapelle, ont été totalement ruinés lors des bombardements alliés de juin 1944. L'hôtel lui-même a été incendié, perdant ainsi une aile. La chapelle actuelle, de style Reconstruction, a été reconstruite en 1959 par MM. Isnard et Epaud, architectes. 

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L'hôtel Sivard de Beaulieu, photographie, 1901

L'actuelle façade sur rue était initialement la façade sur jardin, le tracé de la route de Bricquebec ayant été modifié depuis. Son élévation s'articule autour d'un avant-corps central traité en pierres de taille, et délimité par des chaînes en bossage. L'ensemble est surmonté d'un important fronton triangulaire orné d'une pierre armoriale laissée en attente. Un perron en fer à cheval permet l'accès à la porte d'entrée. Cette dernière est coiffée d'un linteau en plein-cintre orné d'une clef saillante. Toutes les fenêtres sont couvertes d'un simple linteau droit. Un bandeau horizontal souligne le premier étage. Des oeils-de-boeuf éclairent les combles. Plusieurs cartes postales anciennes montre l'ancien portail détruit en 1944, qui ouvrait jadis sur la rue Saint-François.

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Vue de l'hôtel Sivard de Beaulieu depuis le jardin des cordeliers

Stéphanie Javel/Julien Deshayes

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 12:02

45, rue des Religieuses

 

La famille de Creully possédait dès le premier tiers du XVIIIe siècle une maison occupant pour partie l'emplacement de l'actuel hôtel Martin-de-Bouillon.

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Emprise de l'hôtel martin de Bouillon sur le plan Lerouge, 1767

En 1734, cette demeure comprenait notamment cave, salon et cuisine en rez-de-chaussée, chambres à l'étage et greniers. En 1753, puis en 1763, Jean Nicolas de Creully augmente l'assise foncière de la propriété en se portant acquéreur de deux autres maisons mitoyennes. Un acte du 26 juillet 1773 consécutif au décès du commanditaire indique que l'ensemble formait désormais « un seul et même corps de logis » et nécessitait des réparations urgentes. Ce document précise aussi que Marie Julienne Cauvin du Ponchais, veuve de Jean-Nicolas de Creully, y résidait déjà depuis plus de 14 ans, soit depuis 1759 au moins. Elle y demeure encore par la suite, jusqu'à son décès survenu en 1780. L'hôtel est revendu le 20 juin 1781 par son héritier, Guillaume Jacques-Guy Lucas, sieur de la Métairie, au profit Jean-Baptiste Heurtevent. L'acte de vente mentionne alors un édifice « consistant en deux salles sur le bord de la rue Aubert, un grand vestibule entre les deux, une grande porte cochère avec les cabinets et offices au derrière, les chambres, cabinets et greniers au dessus avec un escalier pour les accéder, une cour au derrière et deux ailes de maisons aux deux côtés ».

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Le 9 septembre 1782, Marie-Françoise-Léonore Heurtevent, sœur et unique héritière de Jean-Baptiste Heurtevent, revend la propriété à Constantin-Frédéric Thimoléon du Parc, seigneur et patron de Barville. Constantin-Frédéric Thimoléon du Parc, né au Mesnil-au-Val (au manoir de Barville, qui fut la propriété au XVIe siècle du célèbre Gilles de Gouberville) le 13 décembre 1759, fut colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre de Saint Louis, membre de la chambre des députés de 1815. Emigré avec sa famille en 1791, il servit dans l'armée des Princes lors de la Révolution. "Le 31 mars 1814, il conduisit ses trois fils, qui ne l'avaient jamais quitté, sur la place Louis XV, et tous quatre furent au nombre des fidèles royalistes qui, après avoir arboré la cocarde blanche, allèrent au devant des alliés" (Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, Paris, 1816, p. 307). On sait par ailleurs que Constantin Frédéric Timoléon du Parc, alors âgé de 127 ans, abrita le 31 décembre  1786 dans cet hôtel de la rue des Religieuses l'assemblée fondatrice de la loge maçonnique "L'Union militaire", dont il était lui-même le Vénérable (cf. Hugues Plaideux, dans Revue de la Manche, fasc. 150-151, p. 224).

La famille Duparc de Barville en reste propriétaire jusqu'au 14 avril 1837, date de la vente de l'édifice par la comtesse de Beaufonds, née Duparc de Barville, à Désiré Lucas de Couville. Le 29 mai 1863, Louis Joseph Martin de Bouillon rachète l'hôtel à Hyacinthe Lucas de Couville. C'est lui qui aurait entrepris, en 1868, la réfection de la façade sur rue et l'aurait achevée en 1879. Il a laissé son nom à l'édifice.

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L'hôtel Martin de Bouillon possède un plan en L composé d'un corps de logis sur rue flanqué d'un pavillon latéral ouvrant sur le jardin. Si la distribution générale de l'édifice semble reprendre pour l'essentiel celle du bâtiment décrit en 1781, l'élévation sur rue résulte d'une importante campagne de travaux, entreprise en 1868. Celle-ci se divise en deux niveaux d'habitation, séparés par un bandeau horizontal. Le rez-de-chaussée est percé en son centre d'une porte cochère encadrée de part et d'autre par quatre baies à linteau cintré de hauteurs inégales. La porte cochère est coiffée d'un arc cintré orné de claveaux en bossage et d'une agrafe à couronne de chêne. Le premier étage est percé de huit baies surmontées d'un arc surbaissé saillant. La corniche de la toiture, très saillante est soutenue par une rangée de modillons. Quatre lucarnes à encadrements de pierre adossés de volutes à décor floral éclairent les combles. Le pavillon latéral se divise en quatre niveau comprenant un rez-de-chaussée percé côté rue d'un simple oculus et un premier étage éclairé par une large fenêtre couronnée d'un fronton courbe. L'ensemble est couvert d'une haute toiture en pavillon. Une deuxième porte cochère donnant accès au jardin ouvre sur la rue du vieux château, à l'arrière de l'édifice. Martin de Bouillon est aujourd’hui le plus Haussmannien des hôtels Valognais.


 

Javel/Deshayes pah Clos du Cotentin

 

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