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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:31

29, rue des Religieuses

L'hôtel Loir du Lude porte le nom d'une famille originaire de la région de Saint-Sauveur-le-Vicomte, déjà présente à Valognes au 17e siècle : en 1638, Pierre Loir du Lude vendait une maison sise rue Aubert à Etienne Longuet. Cette famille était représentée au XVIIIe siècle à Valognes par Daniel Raoul Loir du Lude, chevalier, conseiller du Roi en sa cour des Aides à Paris, décédé en 1774, puis par son fils, Charles-Daniel Loir, sieur du Lude et d'Aureville, qui épousa en 1775 Elisabeth-Adélaïde de Mauconvenant de Sainte-Suzanne. Sur le plan de 1767, il existe déjà un bâtiment à l'emplacement de l'hôtel Loir du Lude, figuré de manière semblable à celui représenté sur le plan de Valognes de 1880. La première source connue concernant l’édifice est un acte de vente du 17 mai 1854, date à laquelle Pierre Charles Auguste Le Marois vendait à Jacques-Louis Frilley une maison située rue des religieuses, en face de l'hôtel du Louvre, correspondant à la propriété. Il en avait hérité de Louis François Auguste Le Marois son grand-père.

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L'hôtel Loir du Lude, comme beaucoup d'édifices valognais, a malheureusement perdu les enduits de façade qui le recouvraient au XVIIIe siècle 

La façade sur rue de l'hôtel Loir du Lude s'organise en quatre travées et trois niveaux d'élévation. La porte cochère à simple arc surbaissé, est décalée sur la droite de la façade. Les fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage possèdent un linteau cintré, tandis que les baies du deuxième étage sont à simple linteau droit. Les deux niveaux supérieurs sont soulignés par un bandeau horizontal. La toiture est percée de deux lucarnes reportées aux deux extrémités latérales de la toiture. Cette élévation est commune à de nombreuses constructions valognaises du XVIIIe siècle.

Stéphanie JAVEL

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 15:21

Expositions-Victoire 0620

En 2009 l'invité que nous avons reçu à la Victoire était le peintre et illustrateur Christophe Rouil. Christophe Rouil vit et travaille actuellement à Lannion, en Bretagne. Il a à son actif une oeuvre déjà considérable et il vient en particulier de publier un très bel ouvrage illustré consacré à la CHARLEZENN d'Anatole le Braz.

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Lorsque nous avons présenté en 2009 cette exposition à la chapelle de la Victoire de Valognes, toute la démarche du peintre s'est articulée autour de la vision "romane" de l'image, de la nature et de l'homme. Le titre donné à cette installation - Mandorle et Varietas - traduit cette réflexion et une partie du contenu de cette théologie romane revisitée est mentionné dans la page du blog consacré à l'exposition Eden de 2010. Donc je n'en dis pas plus long ici, si ce n'est que Christophe Rouil est pour l'instant le seul artiste ayant fait le choix de réaliser entièrement ses oeuvres sur place, à l'intérieur même de la chapelle, au cours des jours ayant précédé son ouverture. Je dois souligner aussi que cette réflexion sur la théologie romane du sensible a occupé pas mal de nos soirées... Les oeuvres de Christophe Rouil ont une grâce et une sensualité vraiment unique, pas juste par ce qu'il peint des très belles femmes avec des très belles fesses, mais parce qu'il peint tout avec grâce et sensualité.

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Ca c'est nous deux photographiés pour le journal Ouest-France

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 15:00

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Cette exposition est constituée de 13 panneaux présentant les différentes facettes de la vie quotidienne, de l'économie et du patrimoine de Bricquebec et des communes avoisinantes. Elle a été créée en 2009 en collaboration avec l'association les Amis du Donjon. Le prêt peut en être effectué sur demande au profit des mairies, écoles et autres structures publiques du secteur.

Apparue vers 1870, la carte postale connait son âge d’or entre 1900 et la première guerre mondiale. Jusque dans les villages les plus reculés, libraires, épiciers, buralistes et cafetiers proposent à la vente ces bouts de carton imprimés.  Ils ont constitué ainsi un extraordinaire panorama de la France de la Belle Epoque.

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:35

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Cette exposition a été montée en 2008, dans le cadre des commémorations du deux centième anniversaire de la naissance de l'écrivain. Les textes et le choix des illustrations ont été effectués par M. Bruno CENTORAME, historien de l'Art. Elle se compose de dix panneaux d'un format d'environ 120 x 190 cm. Prêt possible selon disponibilité.

"Illustrer un auteur tel que Barbey d’Aurevilly peut sembler de prime abord une tâche difficilement surmontable, tant la richesse et la complexité de l’univers du « Connétable des lettres » sont susceptibles de déconcerter un artiste exigeant et conscient de la hauteur d’une pareille tâche. Pierre Malandain le place « au tout premier rang des constructeurs d’univers. Le monde aurevillien est étrange, de cette étrangeté qui n’est pas moins inquiétante d’être, au fond, familière : ensemble poétique sans référent à forme de références, système moral unique et qui servit de repère à beaucoup, modèle idéologique terriblement déchiffrable parce qu’irréductiblement contradictoire ».

Dès 1937, Pierre Mornand relevait les écueils inhérents à l’ambition d’une telle entreprise. En effet, relevait-il, « ou bien il étouffera la sublime envolée en cherchant à rendre le côté réaliste et dramatique du sujet, où il gâtera le réel et l’humain en l’affublant d’allégories déplacées ». Bref, comme Baudelaire poète, Barbey d’Aurevilly est de la classe des auteurs inillustrables. Tour à tour évocateur de la vie cotentinaise et de moments historiques bien précis,  le temps de la chouannerie normande et la Restauration, Barbey est aussi-et surtout-un peintre d’atmosphère, sachant restituer la magie des landes, des marais et des bords de mer…Mêlant avec un art consommé le souffle épique et la réalité d’une province, « Walter Scott dans un fossé du Cotentin », pour reprendre sa propre formule, il est l’homme d’un idéal transcendé par l’art".

Bruno Centorame

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:24

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La Trappe de Bricquebec, lithographie de Adolphe Maugendre

L’abbaye cistercienne Notre-Dame de Grâce fut fondée au début du XIXe siècle sous la conduite de l’abbé Onfroy, curé de Digosville, sur un lot de terres incultes cédées à cette intention. Initialement constituée d’un petit groupe de moines, la communauté connaît des débuts difficiles et doit constamment lutter pour survivre et tenter de valoriser son domaine. Les bâtiments sont édifiés progressivement, autour de l’église et du cloître monastique. En 1870 ils étaient en état d’accueillir près de 800 malades et blessés de guerre. La prospérité économique de l’établissement vient peu après, sous l’abbatiat de Dom Germain Furet, qui développe au sein de l’abbaye une activité agricole particulièrement moderne et innovante, dont l’influence aller s’exercer sur de nombreuses autres exploitations.

Ces bases économiques, ainsi solidement plantées, ont permis à la communauté monastique de maintenir jusqu’à nos jours sa vocation spirituelle, fondée sur la règle de saint Benoît et l’enseignement de Bernard de Clairvaux.

L’église abbatiale et les bâtiments conventuels, ainsi que les imposantes dépendances agricoles de l’abbaye, offrent l’écrin de cette vie religieuse et témoignent de l’aventure spirituelle des moines de Bricquebec.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:29

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Cette conférence propose de faire un point sur la situation du Cotentin lors du traité passé entre Rollon et le roi Charles à Saint-Clair-sur-Epte, en 911. L'un des axes important de cet exposé consiste à rappeler que notre région fut principalement impliquée, durant tout le IXe siècle, dans des conflits opposant en fait la royauté franque à l'aristocratie bretonne. La menace scandinave, si elle y fut bien réelle, y apparait plus tardive et plus ponctuelle que celle exercée par les bretons. Il faut en fait attendre la fin de l'année 889, avec le siège du castrum épiscopal Saint-Lô et l’assassinat de l’évêque de Coutances, pour qu'y soit pleinement ressenti le danger des incursions vikings. Au cours des années suivantes cette présence scandinave ira s’intensifiant mais, vus depuis Rouen, nos confins occidentaux restèrent longtemps perçus comme des marges indécises. Même la date de 933 - généralement alléguée comme celle du rattachement officiel du Cotentin au duché normand - ne correspond en fait à rien de très concret. Du moins cet évènement précède t-il encore assez nettement l'affirmation effective du pouvoir ducal sur le territoire de l’ancien pagus Constantinus.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:01

Saint-Sauveur par Cotman

Le 22 juillet 1818 l’artiste anglais John Sell Cotman réalisait en compagnie de l’ « antiquaire » valognais Charles du Hérissier de Gerville l’une parmi les plus belles et les plus anciennes lithographies du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il participait ainsi de l’engouement naissant pour les vestiges du passé et le patrimoine du Moyen âge. Bien d’autres artistes à sa suite – en particulier l’excellent dessinateur Georges Bouet et le physicien et archéologue Théodose Dumoncel – s’essaieront aussi à cet exercice, laissant pour la postérité de précieux témoignages sur l’état ancien de la forteresse. L’attention de ces dessinateurs romantiques fut également attirée par les vestiges de l’ancienne abbaye bénédictine, dont la reconstruction fut entreprise en 1838 par la communauté des sœurs de Marie-Madeleine Postel. La béatification de la fondatrice, en 1908, puis sa canonisation en 1925 ont engendré la production d’une abondante iconographie, montrant en particulier Marie-Madeleine auprès de l’église abbatiale dont elle assura la restauration. Mais l’attrait suscité par Saint-Sauveur-le-Vicomte auprès des artistes résulte également de la postérité littéraire d’un autre enfant du Pays, Jules Barbey d’Aurevilly, dont l’oeuvre a suscité de nombreuses illustrations. La promenade artistique richement illustrée proposée ce dimanche sera aussi un itinéraire dans la mémoire des hommes et des pierres de cette commune jouissant d’un patrimoine exceptionnel.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:57

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Maurice PIGEON, Les degrés de la collegiale (vers 1930)

Ville martyre, Valognes a vu disparaître lors du débarquement allié de juin 1944 une bonne partie de ses hôtels, de ses édifices publics, de ses vieilles demeures et de ses monuments religieux. Dès la fin du XVIIe siècle, elle avait perdu son château médiéval, supprimé par ordre du roi, et les remaniements urbains des XVIIIe et XIXe siècles entrainèrent d’autres destructions, celle notamment de l’hôtel de Grammont, jadis l’un des plus importants de la ville. Malgré l’intérêt précoce qu’elles suscitèrent de la part des archéologues, les ruines antiques d’Alauna ne furent pas épargnées et se virent même vandalisées à l’aide d’explosif par un agriculteur ! La conférence de dimanche s’attachera donc à retrouver la mémoire de ces édifices disparus, s’aidant pour cela de plans, de dessins et de gravures antérieurs à leur destruction. Mais l’approche proposée s’intéressera aussi à l’identité des artistes, à leur parcours et surtout au regard qu’ils ont choisi de porter sur la ville. Nous rencontrerons bien sur des artistes locaux (Félix Buhot, Maurice Pigeon, Lucien Goubert…), mais aussi des peintres de passage, tel notamment le célèbre William Turner, qui a laissé une vue de Valognes demeurée inédite et totalement méconnue.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:55

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Site de l’une des principales forteresses du Cotentin médiéval, Saint-Sauveur-le-Vicomte ne devait pas uniquement son rang stratégique à sa situation au croisement de plusieurs axes routiers. Cette position éminente résultait aussi de sa position portuaire, en bordure de la rivière d’Ouve, sur le plus important fleuve de la presqu’île. Attesté de très ancienne date, le port de Saint-Sauveur servit aussi bien à approvisionner en vin et en pièces d’artillerie les soldats de la guerre de Cent ans qu’à fournir en statuaire religieuses les moines de l’abbaye. Ayant fait au XVIIIe siècle l’objet de premiers travaux d’améliorations, cette structure portuaire sera encore modernisée dans les années 1830 et fut alors soumise à divers règlements contrôlant son exploitation. On sait par la suite que son terre-plein était divisé en plusieurs quartiers servant respectivement au stockage du bois, de la pierre des carrières de Rauville ou de la chaux. Cet équipement comprenait aussi des entrepôts et des ateliers qui abritaient une intense activité. Complétant utilement les informations fournies par plusieurs plans anciens, les cartes postales du début du XXe siècle nous renseignent sur ces aménagements portuaires, restés en usage jusqu’au lendemain de la première guerre mondiale.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:50

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Jules Barbey d’Aurevilly a reçu dans son enfance de nombreuses influences. Sa grand-mère maternelle lui a raconté de nombreuses légendes et la vieille servante de la famille, Jeanne Roussel, a complété ses récits. D’ailleurs on la retrouve dans un des épisodes plus ou moins fantastiques d’une histoire sans nom. Ajoutons que Jules Barbey d’Aurevilly doté d’une mémoire étonnante évoque aussi bien la légende du  « criard » et de « la blanche Caroline » dans Une Vieille maîtresse. Les paysages maritimes mais plus encore les landes aux contours indéfinis et les marais sont propices à créer l’inquiétude et même l’angoisse. Les sentiments s’incarnent dans des visions alarmantes, des sonneries de cloche inexplicables qui jalonnent la lecture de l’ensorcelée. La présence des bergers aux pouvoirs maléfiques ne peut qu’accentuer ce climat de peur qui court tout au long du roman. Terminons par une évocation de la Grande Malgaigne, dans Un Prêtre marié, une femme qu’on prétendait sorcière parce qu’elle avait un certain don de divination. Ainsi nous aurons balayé, dans ses grandes lignes, un aspect de l’œuvre aurevillienne.

En s‘inspirant des contes et légendes puisés dans son terroir, en les faisant vivre, en leur donnant une raison d’être, Jules Barbey d’Aurevilly enrichit sa propre narration et rappelle au lecteur cartésien que tout ne s’explique pas par la raison.

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