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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 12:08
Une souscription pour la sauvegarde de l'église de Magneville (50)

L’église paroissiale Notre-Dame de Magneville est mentionnée pour la première fois vers le milieu du XIe siècle, lors de sa donation par Robert Bertran, seigneur de Bricquebec, à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen. Plus rien ne subsiste de cette église primitive, dont le chœur fut intégralement reconstruit dans les années 1120-1140, et la nef environ un siècle plus tard.

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L’ÉGLISE : Ce chœur à chevet plat, formé de deux travées voûtées sur croisées d’ogives, constitue l’un des plus remarquables représentants de l’architecture romane de la presqu’ile du Cotentin. L’articulation des voûtes sur croisées d’ogives, s’équilibrant sur de solides piliers à colonnes engagées, est complétée par un décor sculpté d’une grande variété : figures animales, masques humains et bestiaire fantastique alternent avec des motifs d’entrelacs et de palmettes végétales. Le même atelier de sculpteurs a également produit pour cette église de remarquables fonts baptismaux polychromes. Maintes fois reproduits et commentés, ces derniers sont ornés à chaque angle de masques grimaçants, évocation selon certains des quatre fleuves du paradis, ou bien, selon d’autres, des quatre peuples de la terre. La chapelle de la Vierge, édifiée au XVIe siècle, dégage sur le flanc sud du chœur un espace lumineux, abondamment éclairé par de larges baies aux remplages flamboyants. Une inscription latine indique que le clocher fut édifié en l’an 1481. Cette tour porche très massive, placée à l’occident de la nef, abrite une chapelle haute, consacrée selon la tradition à l’archange saint Michel. La statuaire de l’église de Magneville, de belle qualité, comprend en particulier un saint Gilles et un saint Jacques, sculptés au XVe siècle par un atelier du Cotentin.

Une souscription pour la sauvegarde de l'église de Magneville (50)

Nature des travaux :

Le premier souci de l’association est de mettre l’église hors d’eau d’où la nécessité d’entreprendre en urgence des travaux de réfection d’une partie de la toiture et d’intervenir sur les écoulements d’eau de la tour de clocher :

- Réfection d’une partie de la charpente et de la couverture

- Restauration de la charpente du porche nord de la nef

- Restauration de plusieurs verrières et huisseries

- Réfection des fenêtres de la sacristie

Les acteurs du projet sont :

- L’Association pour le Patrimoine de Magneville

- La commune de Magneville

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:33
La Cour de Saint-Martin-le-Hébert

Le « fief de Saint-Martin » dépendait sur le plan féodal de la baronnie de Bricquebec, dont le château médiéval est toujours visible à quelques kilomètres de là. Il était tenu en 1251 par Guillaume de Saint-Martin, chevalier et passa ensuite en possession de la famille de la Mare, puis de la famille d’Orglandes, qui l’a conservé durant six générations. Au XVIIe siècle, le domaine est entré par mariage en possession par la famille Plessard, qui a remanié et modernisé les bâtiments du manoir. Passé au XIXe siècle en possession des de Chivré, des de Tanouärn puis des Noël, il appartient aujourd’hui à la famille Riblier.

Bâti en fonds de vallée, contre le flanc sud d’un relief que domine l’église du village, le manoir de Saint-Martin se compose d’un groupe compact de bâtiments organisés autour d’une vaste cour fermée et entourée de douves. Face au corps de logis principal, qui occupe l’angle nord-est de la cour, se trouvent un imposant colombier circulaire et un corps d’entrée défensif. Ce dernier conserve trace d'anciennes échauguettes d’angles et de son système de pont-levis à flèche. Le bâtiment qui forme l’aile ouest correspond à une portion de l’ancien logis médiéval, qui fut ensuite fortement remanié. Parmi les communs se remarquent l’ancienne charreterie, ouvrant sur la cour par quatre grandes arcades, des étables, un pressoir à cidre, un second colombier formant tour d’angle au sud-est, et d’autres dépendances agricoles (fenils, burets à cochon, remises…). Le corps de logis principal, qui semble appartenir en intégralité au premier tiers du XVIIe siècle, peut être attribué avec vraisemblance à Guillaume Plessard, devenu propriétaire de la Cour en 1612. Il présente une façade soignée, percée de grandes fenêtres à meneaux régulièrement ordonnancées et coiffées en partie haute de frontons triangulaires. Une curieuse échauguette, destinée à loger une cloche pour l’appel du personnel de la maisonnée, vient se loger dans l’angle rentrant entre les deux ailes. Sur l’arrière, le logis est augmenté d’une grosse tour circulaire qui abrite en rez-de-chaussée un surprenant lavoir octogonal. Le grès aux teintes orangées de la région de Bricquebec se marie harmonieusement ici aux calcaires de Valognes et aux schistes bleus du Cotentin, qui en recouvre les 2000m2 de toiture.

Avec sa cour fermée, ses douves, ses tours d’angles et son corps d’entrée, la Cour de Saint-Martin évoque encore les traditions de l’architecture défensive du Moyen-âge. Au-delà de la volonté de s’assurer ainsi une protection contre d’éventuels agresseurs, ces « citations » du passé traduisent probablement tout autant un effort de représentation sociale. Issu d’une famille anoblie seulement en 1580, devenu procureur du roi vers 1618, Guillaume Plessard pouvait ainsi affirmer aux yeux de tous sa remarquable ascension.

Propriété privée non accessible au public, la Cour de Saint-Martin-le-Hébert ouvre chaque année ses portes aux visiteurs lors des Journées européennes du Patrimoine.

J. Deshayes / pah Clos du Cotentin.

Le corps de logis principal, façade sur cour.

Le corps de logis principal, façade sur cour.

La Cour de Saint-Martin-le-Hébert
La Cour de Saint-Martin-le-Hébert
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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:35
Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre

L’édifice qui abrite aujourd’hui le Musée régional du cidre était anciennement connu à Valognes sous le nom du « Maison du Grand quartier », du fait qu’elle accueillit au XVIIIe siècle une caserne servant à loger les troupes de cavalerie.

Il s’agit d’une vieille demeure datant de la Renaissance, qui fut bâtie initialement pour abriter l’atelier et la demeure d’un artisan teinturier. L’identité de cet artisan, le dénommé Jean Frollant, nous est révélée par le Journal de Gilles de Gouberville, seigneur du Mesnil-au-Val, qui s’adressait à lui dans les années 1550 pour teindre ses draps, ses laines ou les rideaux de courtine de la chambre de son manoir. Sur place, on trouve encore en rez-de-chaussée une vaste salle voutée et semi-enterrée qui servait d’atelier. Celle-ci est équipée d’un petit judas qui permettait au maître de surveiller ses ouvriers depuis son office situé à l’étage. Dans l’âtre d’une très grande cheminée disparue subsistent les traces des fosses maçonnées qui servaient à loger les cuves destinées aux bains de teinture. A la mort de Jean Frollant, survenue en octobre 1589, « les chaudières et tonnes servantes pour les eaues dont l’on use audit estat de taincture » furent inventoriées puis partagées entre ses héritiers.

Les plans anciens de Valognes montrent que la maison du Grand quartier, accolée à la rivière sur l’arrière et ayant un pignon sur le passage à gué du Vey-Salmon (actuel pont Saint-Georges), possédait jadis une petit aile en retour ainsi qu’une cour au devant, qui refermait presque totalement la rue Pelouze. En dépit de la destruction de ses anciennes dépendances, l’édifice a conservé l’essentiel de ses volumes et de ses dispositions anciennes. Abritant quatre pièces par niveau, il possède deux étages d’habitation plus un étage de combles, tous desservis par un unique escalier en vis qui est logé dans une tour hors-œuvre, elle-même plantée sur le lit la rivière. Les maçonneries sont faites d’un beau calcaire gris local et les intérieurs conservent plusieurs cheminées monumentales, dont certaines ont été refaites avec élégance au milieu du XVIIe siècle. Certaines des fenêtres à traverses et meneaux qui éclairent la demeure présentent la particularité assez rare d’être équipées d’appuis et linteaux avec des rainures permettant de faire coulisser des volets mobiles. La façade sur rue, qui semble onduler en épousant le tracé du cour d’eau, est également ornée d’un larmier qui vient surligner les baies du rez-de-chaussée. Cette construction de belle qualité, comparable par ses proportions à un petit manoir rural, témoigne de la prospérité économique des artisans valognais de la Renaissance.

(J. DESHAYES/ pah Clos du Cotentin janvier 2016)

Maison du Grand-Quartier, façade sur la rue Pelouze

Maison du Grand-Quartier, façade sur la rue Pelouze

La Maison du Grand-Quartier sur le plan Lerouge de 1767

La Maison du Grand-Quartier sur le plan Lerouge de 1767

Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre
Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 13:15
MA Servant exécutant le portait de Dom Vital
MA Servant exécutant le portait de Dom Vital

Dimanche 10 janvier prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose en l’abbaye de la Trappe de Bricquebec une conférence consacrée à « La vie culturelle et artistique à l’abbaye de la Trappe de Bricquebec ».

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Fondée en 1824 à l’initiative du père Dom Augustin Onfroy, l'abbaye Notre Dame de Grâce prit au XIXe siècle un essor remarquable, tant sur le plan spirituel que dans le domaine économique. Son église abbatiale fut élevée en 1834 sur les plans de l'abbé Robert (1804-1885), ancien ingénieur de la Marine à Cherbourg. Il s'agit de l’un des premiers édifices religieux de style néo-gothique élevés en France. D’autres projets de reconstruction du monastère furent ensuite envisagés, à une échelle tout à fait considérable, mais ils n’ont pas été réalisés. Exécutée plus récemment, la mise au goût du jour de la décoration intérieure de l'église relève d'un style contemporain à la fois sobre et audacieux. Plusieurs personnalités marquantes du monde littéraire séjournèrent à la Trappe, tel Pierre Loti (auteur en particulier du roman « Pêcheurs d’Islande »), qui était alors jeune officier de Marine en garnison à Cherbourg. Robert Valléry-Radot (1885-1970), écrivain catholique grand ami de Bernanos et de Mauriac, se retira à la Trappe à la fin de sa vie; sous le nom de Père Irénée, il publia divers ouvrages, consacrés en particulier à Bernard de Fontaines, abbé de Clairvaux au XIIe siècle. Son ami, le critique André Billy (1882-1971), membre de l'Académie Goncourt, l'y visita, ainsi que le jeune Dominique de Roux. Plusieurs autres moines, par leur formation initiale, ont appartenu au monde intellectuel et ont publié des ouvrages, articles et essais. Parmi les artistes, plusieurs personnalités ont également été séduites par l’aventure des trappistes de Bricquebec, dont le célèbre aquafortiste valognais Félix Buhot, illustrateur des œuvres de Barbey d’Aurevilly, qui y vint en retraite dans sa jeunesse et déclara n’avoir cessé depuis de voir apparaître à ses côtés un mystérieux moine noir… Les superbes vues de l’abbaye exécutées vers 1850 par Auguste Maugendre ou bien les truculents portraits des frères pris sur le vif par Adrien Servant dans les années 1920 témoignent aussi de l’attrait des peintres pour ce lieu consacré à la méditation spirituelle. Cette conférence richement illustrée sera animée par M. Bruno Centorame, historien de l’art, et débutera à 15h00.

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RV sur place, à l’accueil de l’abbaye

Tarif adultes : 4 € ; étudiants et chômeurs : 1,50 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

Pour tous renseignements complémentaires,

Contactez le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin au 02 33 95 01 26

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

(En semaine)

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:46
Conférence : Adeline et Paul Bony, maitres verriers de la Reconstruction

Dimanche 6 décembre prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose en l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte une conférence consacrée à « Adeline et Paul Bony, maîtres verriers de la Reconstruction ».

Paul Bony et son épouse, née Adeline Hébert-Stevens, ont œuvré durant la Reconstruction de l’après guerre dans de nombreuses églises du département de la Manche. Créateurs issus de familles comptant des personnalités de peintres et d’architectes illustres, tous deux ont travaillé au contact étroit des plus grands artistes de leur temps, tels Henri Matisse, Georges Braque ou Jean Cocteau. Particulièrement recherchés, ils ont produit pour la seule Normandie plus de mille vitraux, mais ont aussi exercé leur art dans tout le reste de la France ainsi qu’à Paris, où Paul Bony avait réalisé dès les années 1930 plusieurs commandes religieuses. Produisant un art ou se mêlent les créations figuratives et géométriques, ils conjuguent aussi bien dans leurs œuvres l’héritage des Nabis et l’influence du cubisme que celle des primitifs italiens. Amoureux du Cotentin, Paul et Adeline Bony possédaient une maison dans la Hague, où, ils aimaient à venir durant les vacances d’été. Cet attachement pour notre région explique pour partie la qualité et la quantité impressionnante de leurs créations manchoises, avec plus d’une centaine d’œuvre inventoriées entre Siouville et Tollevast jusqu’à Hébecrevon, Granville ou Agon-Coutainville. Si l’église paroissiale de Saint-Sauveur-le-Vicomte se distingue par ses remarquables verrières de Paul Bony, il faut rappeler ici que son épouse, Adeline, concevait pour sa part un attachement particulier pour la série des vitraux qu’elle produisit pour l’église des sœurs de Marie-Madeleine Postel, en l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Cette conférence richement illustrée sera animée par M. Bruno Centorame, historien de l’art, et débutera à 15h00.

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RV sur place, à l’accueil de l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte

Tarif adultes : 4 € ; étudiants et chômeurs : 1,50 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

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Pour tous renseignements complémentaires,

Contactez le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin au 02 33 95 01 26

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

(en semaine)

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:54
Valognes sous Louis XIV (1638-1715): bilan d’un règne

S’enorgueillissant de son appellation touristique de Petit Versailles Normand, la ville de Valognes a conservé, malgré les terribles destructions de la seconde guerre Mondiale, l’image d’une cité aristocratique prospère, dotée d’un exceptionnel patrimoine de demeures nobles. Parmi toutes les périodes de son histoire, c’est bien en effet le Grand siècle du Roi Soleil, qui ressort comme celle de son essor et de sa plus grande prospérité. Au-delà toutefois de la fascination que ne cesse (en particulier en cette année de commémoration) d’exercer la figure de Louis XIV, cette promenade illustrée dans le Valognes du XVIIe siècle nous conduira à nuancer assez fortement la représentation que l’on se fait habituellement de son règne. Si l’afflux d’une noblesse de plus en plus nombreuse et la multiplication des titres et des offices conférés à la bourgeoisie ont alors permis à la ville d’affirmer son statut de petite capitale aristocratique, elle connaît dans le même temps de graves difficultés économiques et un étouffement progressif de son activité artisanale. Son rôle de place militaire, encore déterminant lors des guerres de la Fronde (1649), se voit bientôt restreint en raison de la destruction du château, ordonnée par Conseil du roi en 1688. L'intervention de Vauban à Cherbourg et la Hougue, la mise en place d'un programme de fortifications littorales définissent dans le même temps une nouvelle organisation des défenses stratégiques du territoire. Valognes fonctionne dès lors comme le point de convergence des garnisons envoyées sur le littoral pour faire face aux menaces d'un débarquement anglais. Le logement des hommes de troupes, pesant sur les seuls bourgeois de la ville, accentue encore les difficultés auxquelles doit faire la population non noble ou exemptée. Alors qu’elle était devenue sous Louis XIII un centre religieux très actif, Valognes doit subir également la fermeture de son séminaire (1672) et la suppression de sa collégiale (1698). La révocation de l’édit de Nantes (1685) ravive par ailleurs l’intolérance à l’égard des familles protestantes et alimente un climat de tension, qui se manifeste aussi par le sordide procès en sorcellerie de la tristement célèbre Marie Bucaille. Principal apport du règne, la fondation d’un hôpital général, en remplacement de l’ancien hôtel Dieu médiéval, pose malgré tout question : Tandis qu’il s’agissait antérieurement de « sustenter, recueillir, loger et alimenter les pauvres personnes», la vocation du nouvel établissement s’avère davantage carcérale et répressive que proprement charitable. Si l’on souligne enfin la grande rareté, parmi les nombreux hôtels particuliers édifiés à Valognes, des constructions datant réellement du règne du Grand Roi, force est de parvenir à un bilan des plus mitigés. Reste toutefois, dans le domaine de la vie culturelle, le sentiment d’une belle effervescence, qui se manifeste en particulier par l’ouverture des fouilles archéologique des ruines romaines du quartier d’Alleaume et par l’éclosion des premiers écrits scientifiques et littéraires. Nous insisterons en ce sens sur l’un des traits les plus riants de la vie valognaise du Grand Siècle, celui d’une société féminine pleine de vivacité et d’esprit critique, sachant allier le charme et la coquetterie aux sorties comiques et aux persiflages les plus exacerbés.

Cette conférence s'est tenue au Centre culturel de l’hôtel Dieu de Valognes le dimanche 22 novembre 2015.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:07

Nous avons découvert aujourd'hui le site "Jacques Travers remembered", consacré par d'anciens collègues américains à ce professeur de français du Brooklyn College (NY), originaire de Bricquebec, inhumé au cimetière de la Trappe, qui fut aussi un humaniste, un artiste talentueux et un croyant fervent, engagé durant sa vie dans dans de nombreux combats.

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Nous recommandons chaleureusement ce site, accessible à l'adresse suivante :

https://jacquestraversremembered.wordpress.com

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:49
Dyptique V, cl. Eric-Georges MICHEL

Dyptique V, cl. Eric-Georges MICHEL

Autel, cl. Eric-Georges MICHEL

Autel, cl. Eric-Georges MICHEL

Chemin intérieur I, cl. Eric-Georges MICHEL

Chemin intérieur I, cl. Eric-Georges MICHEL

Eric-Georges Michel en cours d'installation à la chapelle Notre-Dame de la Victoire
Eric-Georges Michel en cours d'installation à la chapelle Notre-Dame de la Victoire

Eric-Georges MICHEL, artiste plasticien a réalisée l'exposition présentée à la chapelle Notre-Dame de la Victoire de Valognes lors des IXe "Dialogues du patrimoine religieux et de la création contemporaine" des 19 et 20 septembre 2015.

Présenté sous le titre "Eléments, Terre et Ciel, fragments de cheminement", son travail propose un itinéraire symbolique, faisant échos à la traversée pérégrine de la baie du Mont-Saint-Michel, un environnement cher à cet artiste établi à Vains, non loin d'Avranches.

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"L'idée de rapporter à un pavage existant (celui de la chapelle, également un lieu de pèlerinage) des fragments de tangue prélevés in situ (baie du Mont), s'est imposé comme une volonté de fusionner ces deux matérialisations de cheminement" précise Eric-Georges Michel, qui souligne aussi que "Les dégradations chromatiques et formelles symboliques - du plus sombre au plus clair et du plus chaotique et confus au plus construit et épuré - tendent à accentuer cette marche vers la lumière".

"L'exposition-installation se présente sous la forme d'oeuvres tri et bi-dimensionnelles à appréhender linéairement en même temps que latéralement depuis l'entrée jusqu'au choeur de la chapelle.

Linéairement, au sol, un pavage constitué alternativement de photomontages numériques sur dibont et bas-reliefs en béton teinté (épreuves positives de tangue craquelée et de ribons).

Parallèlement, latéralement, en manière d'écho, une série de photomontages numériques et d'oeuvres lavissées sur papier proposées telles des stations (sortes d'étapes iconographiques nécessaires par lesquelles il convient de transiter), appuient ce cheminement tout en célébrant, en filigrane, l'intrinsèque "esprit de lieu" de la baie du Mont-Saint-Michel.

Tel un parcours initiatique, c'est donc à une réflexion à laquelle nous sommes invités via ce cheminement symbolique, suggestif d'éléments tout à la fois terrestres, maritimes et célestes, de l'obscurité à la clarté, des ténèbres à la lumière"

Eric-Georges MICHEL à la chapelle de la Victoire : IXe dialogues du patrimoine religieux et de la création contemporaine
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:41

Cycle de formation en direction

des animateurs de TAP

 

La chanson traditionnelle en Cotentin

 

            Il existe encore, en bien des mémoires, des chansons traditionnelles tant en Cotentin quand dans le reste de la Normandie. Celles-ci ont passé les siècles jusqu’à nous, se transmettant dans les familles par le bouche à oreille. Délaissées depuis les années 1950 au profit des nouveaux répertoires diffusés par la radio, puis la télé, elles seraient tombées dans l’oubli si différentes associations, dont La Loure, ne s’étaient pas attachées à les recueillir et les sauvegarder. Au-delà, se pose l’enjeu de la transmission de ces chansons. Non pas par devoir mémoriel mais parce qu’elles sont un formidable matériau, qui plus est très bien adapté au jeune public.

 

            Chansons drôles, tristes ou ludiques, leurs thématiques se prêtent bien à des oreilles d’enfant quand on sait choisir son répertoire (car certaines chansons, avec des doubles niveaux de lecture, sont clairement plus tournées vers le public adulte !). Le fait qu’elles soient aussi associées à certains usages (chants de marche, de danse…) facilite leur approche pédagogique avec les enfants.

 

 

Un cycle de formation autour de la chanson traditionnelle

 

Objectifs :

  • appréhender et comprendre le monde des chansons traditionnelles
  • permettre à des enfants de découvrir une facette du patrimoine oral local
  • approcher des techniques pédagogiques pour transmettre ces répertoires

 

Contenu :

  • acquisition d’un répertoire de chansons traditionnelles et découverte des spécificités de celles-ci
  • travail sur les techniques vocales propres au chant traditionnel
  • au travers d’usages traditionnels de la chanson (marche, danse…), approche de pédagogies pour intéresser les enfants à la démarche
  • identification des ressources pour acquérir son propre répertoire

 

Formateur :

  • Yvon Davy : historien, collecteur, musicien, chanteur, il dirige l’association La Loure qu’il a contribué à fonder. Très bon connaisseur des chansons traditionnelles de Normandie et du monde francophone, il anime régulièrement des ateliers et stages de chant traditionnel.

 

Calendrier :

  • la formation est programmée sur un cycle de 5 séances s’échelonnant du mardi 24 février 2015 jusqu’au 24 mars 2015, de 10h00 à 13h00.
  • La formation dans les locaux du Pays d’Art et d’Histoire La Parcheminerie - 21, rue du Grand Moulin 50700 Valognes

 

Public :

  • guides conférenciers du Pays d’Art et d’Histoire intervenant dans le cadre des TAP
  • autres animateurs temps libre et intervenants intéressés par la démarche

 

Conditions :

  • la formation est gratuite, sur inscription préalable
  • l’inscription à la formation vaut engagement à la suivre dans son intégralité

 


 

L’association La Loure

 

 

            L’association La Loure, fondée en 1998, œuvre à recueillir, sauvegarder et valoriser les chansons, musiques et traditions orales sur l’ensemble de la Normandie (les deux régions administratives). Elle conduit des enquêtes de terrain un peu partout à travers la région auprès des personnes, souvent âgées, encore dépositaires de ces répertoires et savoirs. Elle révèle ensuite auprès d’une diversité de publics les formidables ressources et richesses de ce patrimoine oral au travers d’animations (veillées, randonnées chantées, bals, bals pour enfants…), formations (cours, stages de chant et pratiques instrumentales, formation à la conduite de l’enquête orale…) ou éditions (CD, ouvrages, recueils de répertoire, expositions…). En 2012, La Loure a également créé la base du patrimoine oral de Normandie pour rendre progressivement accessibles à tous les sources des traditions chantées (http://normandie.patrimoine-oral.org/).

         

            En 2014, La Loure a lancé l’opération Cotentin – Mémoire en chansons pour sauvegarder et valoriser les riches répertoires de chansons encore présents dans la presqu’île. Elle a, à cette fin, développé un partenariat spécifique avec le Pays d’art et d’histoire Le Clos du Cotentin et obtenu le concours de la Communauté de Communes du Cœur du Cotentin.

 

            L’association est soutenue par les Régions et DRAC de Basse et Haute-Normandie, les départements de la Manche, du Calvados, de l’Orne, de la Seine-Maritime et de l’Eure et par les villes de Vire et Fécamp. Elle est conventionnée avec les archives de la Manche et travaille étroitement avec une diversité de Musées et d’acteurs patrimoniaux et musicaux en région. Elle est par ailleurs Pôle Associé de la Bibliothèque Nationale de France pour son travail de mise à disposition des documents recueillis autour des traditions orales de Normandie.

 

 

Contact : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (tel. 02 33 95 01 26 / pah.clos.cotentin@wanadoo.fr)

 

 

 

Mettre les chansons traditionnelles au cœur des temps d’accueil périscolaires
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:13
Actualité des recherches archéologiques sur la cité romaine d'Alauna (Valognes)

Alauna - Résultats du programme de recherches archéologiques 2014

Laurent PAEZ-REZENDE, Laurence JEANNE et Caroline DUCLOS

En juillet 2014, s’est déroulée la deuxième campagne de sondages sur l’agglomération gallo-romaine d’Alleaume, à Valognes (Alauna). Une vingtaine de tranchées ont été réalisées sur les 15 hectares, entre le plateau de la Victoire, le jardin archéologique des thermes et les abords du manoir du Castelet. Elles avaient pour objectifs de reconnaitre la présence et la nature des vestiges sur ce secteur nord de la ville, d'estimer plus finement son étendue et d’évaluer la densité de son occupation. Comme l'année dernière, les résultats se sont avérés particulièrement concluants.

Des résultats probants

A commencer par la confirmation que la ville d’Alauna est bien construite selon les règles générales appliquées en matière d'urbanisme antique, à savoir un réseau orthogonal de rues qui s'appuie sur deux grandes artères principales et structurantes : un axe nord-sud, dit cardo maximus et un axe est-ouest, dit decumanus maximus.

Ainsi, les sondages 2014 ont permis de révéler deux nouveaux tronçons de ce decumanus maximus. Le premier mis au jour dans les prairies des écuries Taranis, mesure 11 m de large et dispose d'une chaussée en galets. On y observe des réparations et des recharges en mortier ainsi que de profondes ornières creusées par le passage répété des charriots (cf photos). La chaussée, plutôt réservée au véhicule et animaux de transport, est bordée de chaque côté par un trottoir couvert par un portique. Le second tronçon, situé plus près du théâtre, a révélé un agencement de grosses dalles calcaires reposant sur un lit compact de moellons en calcaire très usés. (Cf photos). Cet aménagement imposant, de type voie dallée, est le deuxième exemple découvert en Basse-Normandie, après celle de la médiathèque de Lisieux. Il s’agirait d’un deuxième état de fonctionnement de la voie, exprimant peut-être la volonté d’embellir l’accès principal du théâtre.

D'autres voies, parallèles et perpendiculaires à ces deux axes majeurs, ont également été mises en évidence cette année. Elles viennent ainsi étoffer le plan du réseau des rues et le découpage des quartiers (insulae), révélés depuis 2012.

Dans certains de ces nouveaux espaces, on distingue les traces des maçonneries de plusieurs habitations qui disposent d'un plan complexe et compartimenté. Mais la plupart des pierres de ces bâtiments ont été récupérées, confirmant que l’ensemble du site a servi de carrière à ciel ouvert, dès son abandon et pendant plusieurs siècles. Ces habitations ont livré des fragments de vases en céramique, des verreries (flacons,…) et de nombreux objets en bronze (bague, fibules, charnières de coffres, clavette de roue, compas, monnaies,…). Cependant, sur les pentes situées entre les thermes et le théâtre, à l’approche des sources, il n’existe aucune trace de construction. Si les terrains sont bien traversés par des rues qui s’intègrent au quadrillage de la ville, ils sont simplement découpés, à l’aide de fossés, en parcelles non construites.

Une découverte majeure

En bordure ouest de la ville, près d’un four situé un peu à l’écart des habitations, plusieurs fragments de moules en terre cuite ont été collectés. Il s'agit de plaques présentant des lignes de cupules régulières, utilisées pour couler des flans en bronze (lentilles de bronze brut). Ces éléments attestent de la présence d’un atelier de bronzier. Par ailleurs, ces moules sont souvent associés à la production de monnaies ; les flans étaient frappés à froid avec des coins gravés (cf photos). Si plusieurs exemplaires de ces moules ont déjà été collectés en Gaule ou en Bretagne romaine, il n’a jamais été formellement établi qu’il s’agissait d’ateliers monétaires.

La chronologie

Grace au mobilier collecté cette année, notamment céramiques et monnaies, la chronologie du fonctionnement de la ville antique s’est enrichie et continue d’être précisée. En l'état, l’occupation gauloise, timidement repérée en 2013, s’affirme davantage sur le nord de la ville, avec de nouvelles traces livrant de la céramique caractéristique des IIe - début Ier s. av. J.-C. Cependant, la liaison avec les premiers pas de l’agglomération antique durant la période augustéenne (fin du Ier s. av. J.-C. - début du Ier s. ap. J.-C.), est loin d’être confirmée.

Les mieux établies, sont les phases de grand développement et de prospérité de la ville, situées entre le milieu du Ier s. et le début du IIIe s.

Tout comme le démarrage, le déclin et l’abandon de la ville sont encore mal documentés ; ce processus est toutefois enclenché dès le milieu du IIIe siècle.

Enfin, le petit hameau médiéval (fin XIIIe - XIVe s) découvert au bord des thermes lors des fouilles de T. Lepert (1989-1992), a été étoffé cette année par de nouvelles traces d’habitations, plus éloignées le long de la Rue de la Victoire, ainsi qu’un four de potier qui a livré des milliers de fragments de vases .

Synthèse et perspectives

Sur ces trois années de recherches, notre connaissance de l'organisation urbaine et de la chronologie d'Alauna ne cesse de progresser et même de se renouveler. Mais il est encore un peu trop tôt pour être affirmatif sur le rôle que jouait la ville dans l’organisation de l’Empire romain, ou pour se lancer dans des estimations de population. La nature des vestiges n’est pas encore définie et leur densité est loin d’être uniforme ou homogène. D’ailleurs, la découverte de secteurs « vides » amène déjà d’autres questions : s’agit-il de parcelles prédestinées à l’agrandissement de la ville et jamais construites ? Peut-on envisager l’existence de parcelles cultivées ou de jardins mis en réserve à l’intérieur du périmètre urbain ? Ces terrains laissés vierges de construction et d’activités polluantes servaient-ils à préserver la potabilité de la ressource en eau qui desservait au moins les thermes ?

Une chose est sure, Alauna est loin d’avoir livré tout ses secrets et les années de recherches à venir promettent de nouvelles surprises… et aussi de nouvelles questions.

Pour tenter d’avancer sur toutes ces problématiques, une troisième campagne de sondages est d’ores et déjà programmée pour juillet 2015. Plusieurs recherches et analyses complémentaires vont également être lancées cette année (datations au Carbone 14, étude des moules à flans en bronze, analyse comparative du métal composant le flan en bronze découvert dans l’atelier et celui des monnaies trouvées sur le site) ou programmées pour 2015 (projet de recherche destiné à localiser les nécropoles).

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