Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 14:25
EXPOSITION : La Pierre de Valognes, 2000 ans d’extraction et de création

L'exposition estivale présentée à la Maison du Patrimoine de Valognes aborde l'histoire de l’utilisation de la "pierre de Valognes" qui, depuis l’antiquité romaine jusqu’à la Reconstruction de l’après-guerre, a permis d’édifier l’ensemble des édifices de la ville, depuis les modestes demeures d’ouvrier jusqu’aux grands hôtels urbains.

Ce matériau, jadis vendu et exporté dans toute la presqu’ile du Cotentin, servit aussi à produire de la statuaire religieuse et des décors funéraires. L’organisation des chantiers, le travail des carriers et des tailleurs de pierre y sont aussi abordés en douze panneaux illustrés.

------------------------------------------------------

EXPOSITION VISIBLE EN SEMAINE A LA MAISON DU PATRIMOINE DE VALOGNES, accès libre et gratuit.

Partager cet article
Repost0
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 12:08
Une souscription pour la sauvegarde de l'église de Magneville (50)

L’église paroissiale Notre-Dame de Magneville est mentionnée pour la première fois vers le milieu du XIe siècle, lors de sa donation par Robert Bertran, seigneur de Bricquebec, à l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen. Plus rien ne subsiste de cette église primitive, dont le chœur fut intégralement reconstruit dans les années 1120-1140, et la nef environ un siècle plus tard.

-----------------------

L’ÉGLISE : Ce chœur à chevet plat, formé de deux travées voûtées sur croisées d’ogives, constitue l’un des plus remarquables représentants de l’architecture romane de la presqu’ile du Cotentin. L’articulation des voûtes sur croisées d’ogives, s’équilibrant sur de solides piliers à colonnes engagées, est complétée par un décor sculpté d’une grande variété : figures animales, masques humains et bestiaire fantastique alternent avec des motifs d’entrelacs et de palmettes végétales. Le même atelier de sculpteurs a également produit pour cette église de remarquables fonts baptismaux polychromes. Maintes fois reproduits et commentés, ces derniers sont ornés à chaque angle de masques grimaçants, évocation selon certains des quatre fleuves du paradis, ou bien, selon d’autres, des quatre peuples de la terre. La chapelle de la Vierge, édifiée au XVIe siècle, dégage sur le flanc sud du chœur un espace lumineux, abondamment éclairé par de larges baies aux remplages flamboyants. Une inscription latine indique que le clocher fut édifié en l’an 1481. Cette tour porche très massive, placée à l’occident de la nef, abrite une chapelle haute, consacrée selon la tradition à l’archange saint Michel. La statuaire de l’église de Magneville, de belle qualité, comprend en particulier un saint Gilles et un saint Jacques, sculptés au XVe siècle par un atelier du Cotentin.

Une souscription pour la sauvegarde de l'église de Magneville (50)

Nature des travaux :

Le premier souci de l’association est de mettre l’église hors d’eau d’où la nécessité d’entreprendre en urgence des travaux de réfection d’une partie de la toiture et d’intervenir sur les écoulements d’eau de la tour de clocher :

- Réfection d’une partie de la charpente et de la couverture

- Restauration de la charpente du porche nord de la nef

- Restauration de plusieurs verrières et huisseries

- Réfection des fenêtres de la sacristie

Les acteurs du projet sont :

- L’Association pour le Patrimoine de Magneville

- La commune de Magneville

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:33
La Cour de Saint-Martin-le-Hébert

Le « fief de Saint-Martin » dépendait sur le plan féodal de la baronnie de Bricquebec, dont le château médiéval est toujours visible à quelques kilomètres de là. Il était tenu en 1251 par Guillaume de Saint-Martin, chevalier et passa ensuite en possession de la famille de la Mare, puis de la famille d’Orglandes, qui l’a conservé durant six générations. Au XVIIe siècle, le domaine est entré par mariage en possession par la famille Plessard, qui a remanié et modernisé les bâtiments du manoir. Passé au XIXe siècle en possession des de Chivré, des de Tanouärn puis des Noël, il appartient aujourd’hui à la famille Riblier.

Bâti en fonds de vallée, contre le flanc sud d’un relief que domine l’église du village, le manoir de Saint-Martin se compose d’un groupe compact de bâtiments organisés autour d’une vaste cour fermée et entourée de douves. Face au corps de logis principal, qui occupe l’angle nord-est de la cour, se trouvent un imposant colombier circulaire et un corps d’entrée défensif. Ce dernier conserve trace d'anciennes échauguettes d’angles et de son système de pont-levis à flèche. Le bâtiment qui forme l’aile ouest correspond à une portion de l’ancien logis médiéval, qui fut ensuite fortement remanié. Parmi les communs se remarquent l’ancienne charreterie, ouvrant sur la cour par quatre grandes arcades, des étables, un pressoir à cidre, un second colombier formant tour d’angle au sud-est, et d’autres dépendances agricoles (fenils, burets à cochon, remises…). Le corps de logis principal, qui semble appartenir en intégralité au premier tiers du XVIIe siècle, peut être attribué avec vraisemblance à Guillaume Plessard, devenu propriétaire de la Cour en 1612. Il présente une façade soignée, percée de grandes fenêtres à meneaux régulièrement ordonnancées et coiffées en partie haute de frontons triangulaires. Une curieuse échauguette, destinée à loger une cloche pour l’appel du personnel de la maisonnée, vient se loger dans l’angle rentrant entre les deux ailes. Sur l’arrière, le logis est augmenté d’une grosse tour circulaire qui abrite en rez-de-chaussée un surprenant lavoir octogonal. Le grès aux teintes orangées de la région de Bricquebec se marie harmonieusement ici aux calcaires de Valognes et aux schistes bleus du Cotentin, qui en recouvre les 2000m2 de toiture.

Avec sa cour fermée, ses douves, ses tours d’angles et son corps d’entrée, la Cour de Saint-Martin évoque encore les traditions de l’architecture défensive du Moyen-âge. Au-delà de la volonté de s’assurer ainsi une protection contre d’éventuels agresseurs, ces « citations » du passé traduisent probablement tout autant un effort de représentation sociale. Issu d’une famille anoblie seulement en 1580, devenu procureur du roi vers 1618, Guillaume Plessard pouvait ainsi affirmer aux yeux de tous sa remarquable ascension.

Propriété privée non accessible au public, la Cour de Saint-Martin-le-Hébert ouvre chaque année ses portes aux visiteurs lors des Journées européennes du Patrimoine.

J. Deshayes / pah Clos du Cotentin.

Le corps de logis principal, façade sur cour.

Le corps de logis principal, façade sur cour.

La Cour de Saint-Martin-le-Hébert
La Cour de Saint-Martin-le-Hébert
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:35
Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre

L’édifice qui abrite aujourd’hui le Musée régional du cidre était anciennement connu à Valognes sous le nom du « Maison du Grand quartier », du fait qu’elle accueillit au XVIIIe siècle une caserne servant à loger les troupes de cavalerie.

Il s’agit d’une vieille demeure datant de la Renaissance, qui fut bâtie initialement pour abriter l’atelier et la demeure d’un artisan teinturier. L’identité de cet artisan, le dénommé Jean Frollant, nous est révélée par le Journal de Gilles de Gouberville, seigneur du Mesnil-au-Val, qui s’adressait à lui dans les années 1550 pour teindre ses draps, ses laines ou les rideaux de courtine de la chambre de son manoir. Sur place, on trouve encore en rez-de-chaussée une vaste salle voutée et semi-enterrée qui servait d’atelier. Celle-ci est équipée d’un petit judas qui permettait au maître de surveiller ses ouvriers depuis son office situé à l’étage. Dans l’âtre d’une très grande cheminée disparue subsistent les traces des fosses maçonnées qui servaient à loger les cuves destinées aux bains de teinture. A la mort de Jean Frollant, survenue en octobre 1589, « les chaudières et tonnes servantes pour les eaues dont l’on use audit estat de taincture » furent inventoriées puis partagées entre ses héritiers.

Les plans anciens de Valognes montrent que la maison du Grand quartier, accolée à la rivière sur l’arrière et ayant un pignon sur le passage à gué du Vey-Salmon (actuel pont Saint-Georges), possédait jadis une petit aile en retour ainsi qu’une cour au devant, qui refermait presque totalement la rue Pelouze. En dépit de la destruction de ses anciennes dépendances, l’édifice a conservé l’essentiel de ses volumes et de ses dispositions anciennes. Abritant quatre pièces par niveau, il possède deux étages d’habitation plus un étage de combles, tous desservis par un unique escalier en vis qui est logé dans une tour hors-œuvre, elle-même plantée sur le lit la rivière. Les maçonneries sont faites d’un beau calcaire gris local et les intérieurs conservent plusieurs cheminées monumentales, dont certaines ont été refaites avec élégance au milieu du XVIIe siècle. Certaines des fenêtres à traverses et meneaux qui éclairent la demeure présentent la particularité assez rare d’être équipées d’appuis et linteaux avec des rainures permettant de faire coulisser des volets mobiles. La façade sur rue, qui semble onduler en épousant le tracé du cour d’eau, est également ornée d’un larmier qui vient surligner les baies du rez-de-chaussée. Cette construction de belle qualité, comparable par ses proportions à un petit manoir rural, témoigne de la prospérité économique des artisans valognais de la Renaissance.

(J. DESHAYES/ pah Clos du Cotentin janvier 2016)

Maison du Grand-Quartier, façade sur la rue Pelouze

Maison du Grand-Quartier, façade sur la rue Pelouze

La Maison du Grand-Quartier sur le plan Lerouge de 1767

La Maison du Grand-Quartier sur le plan Lerouge de 1767

Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre
Valognes, la maison du Grand-Quartier, actuel musée régional du cidre
Partager cet article
Repost0
4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 13:15
MA Servant exécutant le portait de Dom Vital
MA Servant exécutant le portait de Dom Vital

Dimanche 10 janvier prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose en l’abbaye de la Trappe de Bricquebec une conférence consacrée à « La vie culturelle et artistique à l’abbaye de la Trappe de Bricquebec ».

------------------------------------------------------

Fondée en 1824 à l’initiative du père Dom Augustin Onfroy, l'abbaye Notre Dame de Grâce prit au XIXe siècle un essor remarquable, tant sur le plan spirituel que dans le domaine économique. Son église abbatiale fut élevée en 1834 sur les plans de l'abbé Robert (1804-1885), ancien ingénieur de la Marine à Cherbourg. Il s'agit de l’un des premiers édifices religieux de style néo-gothique élevés en France. D’autres projets de reconstruction du monastère furent ensuite envisagés, à une échelle tout à fait considérable, mais ils n’ont pas été réalisés. Exécutée plus récemment, la mise au goût du jour de la décoration intérieure de l'église relève d'un style contemporain à la fois sobre et audacieux. Plusieurs personnalités marquantes du monde littéraire séjournèrent à la Trappe, tel Pierre Loti (auteur en particulier du roman « Pêcheurs d’Islande »), qui était alors jeune officier de Marine en garnison à Cherbourg. Robert Valléry-Radot (1885-1970), écrivain catholique grand ami de Bernanos et de Mauriac, se retira à la Trappe à la fin de sa vie; sous le nom de Père Irénée, il publia divers ouvrages, consacrés en particulier à Bernard de Fontaines, abbé de Clairvaux au XIIe siècle. Son ami, le critique André Billy (1882-1971), membre de l'Académie Goncourt, l'y visita, ainsi que le jeune Dominique de Roux. Plusieurs autres moines, par leur formation initiale, ont appartenu au monde intellectuel et ont publié des ouvrages, articles et essais. Parmi les artistes, plusieurs personnalités ont également été séduites par l’aventure des trappistes de Bricquebec, dont le célèbre aquafortiste valognais Félix Buhot, illustrateur des œuvres de Barbey d’Aurevilly, qui y vint en retraite dans sa jeunesse et déclara n’avoir cessé depuis de voir apparaître à ses côtés un mystérieux moine noir… Les superbes vues de l’abbaye exécutées vers 1850 par Auguste Maugendre ou bien les truculents portraits des frères pris sur le vif par Adrien Servant dans les années 1920 témoignent aussi de l’attrait des peintres pour ce lieu consacré à la méditation spirituelle. Cette conférence richement illustrée sera animée par M. Bruno Centorame, historien de l’art, et débutera à 15h00.

-----------------------------------------------------------

RV sur place, à l’accueil de l’abbaye

Tarif adultes : 4 € ; étudiants et chômeurs : 1,50 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

Pour tous renseignements complémentaires,

Contactez le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin au 02 33 95 01 26

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

(En semaine)

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:46
Conférence : Adeline et Paul Bony, maitres verriers de la Reconstruction

Dimanche 6 décembre prochain, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose en l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte une conférence consacrée à « Adeline et Paul Bony, maîtres verriers de la Reconstruction ».

Paul Bony et son épouse, née Adeline Hébert-Stevens, ont œuvré durant la Reconstruction de l’après guerre dans de nombreuses églises du département de la Manche. Créateurs issus de familles comptant des personnalités de peintres et d’architectes illustres, tous deux ont travaillé au contact étroit des plus grands artistes de leur temps, tels Henri Matisse, Georges Braque ou Jean Cocteau. Particulièrement recherchés, ils ont produit pour la seule Normandie plus de mille vitraux, mais ont aussi exercé leur art dans tout le reste de la France ainsi qu’à Paris, où Paul Bony avait réalisé dès les années 1930 plusieurs commandes religieuses. Produisant un art ou se mêlent les créations figuratives et géométriques, ils conjuguent aussi bien dans leurs œuvres l’héritage des Nabis et l’influence du cubisme que celle des primitifs italiens. Amoureux du Cotentin, Paul et Adeline Bony possédaient une maison dans la Hague, où, ils aimaient à venir durant les vacances d’été. Cet attachement pour notre région explique pour partie la qualité et la quantité impressionnante de leurs créations manchoises, avec plus d’une centaine d’œuvre inventoriées entre Siouville et Tollevast jusqu’à Hébecrevon, Granville ou Agon-Coutainville. Si l’église paroissiale de Saint-Sauveur-le-Vicomte se distingue par ses remarquables verrières de Paul Bony, il faut rappeler ici que son épouse, Adeline, concevait pour sa part un attachement particulier pour la série des vitraux qu’elle produisit pour l’église des sœurs de Marie-Madeleine Postel, en l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Cette conférence richement illustrée sera animée par M. Bruno Centorame, historien de l’art, et débutera à 15h00.

---------------------------------------------------------------------------------------------

RV sur place, à l’accueil de l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte

Tarif adultes : 4 € ; étudiants et chômeurs : 1,50 € ; gratuit pour les moins de 18 ans.

---------------------------------------------------------------------------------------------

Pour tous renseignements complémentaires,

Contactez le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin au 02 33 95 01 26

pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

(en semaine)

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:54
Valognes sous Louis XIV (1638-1715): bilan d’un règne

S’enorgueillissant de son appellation touristique de Petit Versailles Normand, la ville de Valognes a conservé, malgré les terribles destructions de la seconde guerre Mondiale, l’image d’une cité aristocratique prospère, dotée d’un exceptionnel patrimoine de demeures nobles. Parmi toutes les périodes de son histoire, c’est bien en effet le Grand siècle du Roi Soleil, qui ressort comme celle de son essor et de sa plus grande prospérité. Au-delà toutefois de la fascination que ne cesse (en particulier en cette année de commémoration) d’exercer la figure de Louis XIV, cette promenade illustrée dans le Valognes du XVIIe siècle nous conduira à nuancer assez fortement la représentation que l’on se fait habituellement de son règne. Si l’afflux d’une noblesse de plus en plus nombreuse et la multiplication des titres et des offices conférés à la bourgeoisie ont alors permis à la ville d’affirmer son statut de petite capitale aristocratique, elle connaît dans le même temps de graves difficultés économiques et un étouffement progressif de son activité artisanale. Son rôle de place militaire, encore déterminant lors des guerres de la Fronde (1649), se voit bientôt restreint en raison de la destruction du château, ordonnée par Conseil du roi en 1688. L'intervention de Vauban à Cherbourg et la Hougue, la mise en place d'un programme de fortifications littorales définissent dans le même temps une nouvelle organisation des défenses stratégiques du territoire. Valognes fonctionne dès lors comme le point de convergence des garnisons envoyées sur le littoral pour faire face aux menaces d'un débarquement anglais. Le logement des hommes de troupes, pesant sur les seuls bourgeois de la ville, accentue encore les difficultés auxquelles doit faire la population non noble ou exemptée. Alors qu’elle était devenue sous Louis XIII un centre religieux très actif, Valognes doit subir également la fermeture de son séminaire (1672) et la suppression de sa collégiale (1698). La révocation de l’édit de Nantes (1685) ravive par ailleurs l’intolérance à l’égard des familles protestantes et alimente un climat de tension, qui se manifeste aussi par le sordide procès en sorcellerie de la tristement célèbre Marie Bucaille. Principal apport du règne, la fondation d’un hôpital général, en remplacement de l’ancien hôtel Dieu médiéval, pose malgré tout question : Tandis qu’il s’agissait antérieurement de « sustenter, recueillir, loger et alimenter les pauvres personnes», la vocation du nouvel établissement s’avère davantage carcérale et répressive que proprement charitable. Si l’on souligne enfin la grande rareté, parmi les nombreux hôtels particuliers édifiés à Valognes, des constructions datant réellement du règne du Grand Roi, force est de parvenir à un bilan des plus mitigés. Reste toutefois, dans le domaine de la vie culturelle, le sentiment d’une belle effervescence, qui se manifeste en particulier par l’ouverture des fouilles archéologique des ruines romaines du quartier d’Alleaume et par l’éclosion des premiers écrits scientifiques et littéraires. Nous insisterons en ce sens sur l’un des traits les plus riants de la vie valognaise du Grand Siècle, celui d’une société féminine pleine de vivacité et d’esprit critique, sachant allier le charme et la coquetterie aux sorties comiques et aux persiflages les plus exacerbés.

Cette conférence s'est tenue au Centre culturel de l’hôtel Dieu de Valognes le dimanche 22 novembre 2015.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:07

Nous avons découvert aujourd'hui le site "Jacques Travers remembered", consacré par d'anciens collègues américains à ce professeur de français du Brooklyn College (NY), originaire de Bricquebec, inhumé au cimetière de la Trappe, qui fut aussi un humaniste, un artiste talentueux et un croyant fervent, engagé durant sa vie dans dans de nombreux combats.

___________________________

Nous recommandons chaleureusement ce site, accessible à l'adresse suivante :

https://jacquestraversremembered.wordpress.com

Partager cet article
Repost0
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:49
Dyptique V, cl. Eric-Georges MICHEL

Dyptique V, cl. Eric-Georges MICHEL

Autel, cl. Eric-Georges MICHEL

Autel, cl. Eric-Georges MICHEL

Chemin intérieur I, cl. Eric-Georges MICHEL

Chemin intérieur I, cl. Eric-Georges MICHEL

Eric-Georges Michel en cours d'installation à la chapelle Notre-Dame de la Victoire
Eric-Georges Michel en cours d'installation à la chapelle Notre-Dame de la Victoire

Eric-Georges MICHEL, artiste plasticien a réalisée l'exposition présentée à la chapelle Notre-Dame de la Victoire de Valognes lors des IXe "Dialogues du patrimoine religieux et de la création contemporaine" des 19 et 20 septembre 2015.

Présenté sous le titre "Eléments, Terre et Ciel, fragments de cheminement", son travail propose un itinéraire symbolique, faisant échos à la traversée pérégrine de la baie du Mont-Saint-Michel, un environnement cher à cet artiste établi à Vains, non loin d'Avranches.

______________________________________________________________________________

"L'idée de rapporter à un pavage existant (celui de la chapelle, également un lieu de pèlerinage) des fragments de tangue prélevés in situ (baie du Mont), s'est imposé comme une volonté de fusionner ces deux matérialisations de cheminement" précise Eric-Georges Michel, qui souligne aussi que "Les dégradations chromatiques et formelles symboliques - du plus sombre au plus clair et du plus chaotique et confus au plus construit et épuré - tendent à accentuer cette marche vers la lumière".

"L'exposition-installation se présente sous la forme d'oeuvres tri et bi-dimensionnelles à appréhender linéairement en même temps que latéralement depuis l'entrée jusqu'au choeur de la chapelle.

Linéairement, au sol, un pavage constitué alternativement de photomontages numériques sur dibont et bas-reliefs en béton teinté (épreuves positives de tangue craquelée et de ribons).

Parallèlement, latéralement, en manière d'écho, une série de photomontages numériques et d'oeuvres lavissées sur papier proposées telles des stations (sortes d'étapes iconographiques nécessaires par lesquelles il convient de transiter), appuient ce cheminement tout en célébrant, en filigrane, l'intrinsèque "esprit de lieu" de la baie du Mont-Saint-Michel.

Tel un parcours initiatique, c'est donc à une réflexion à laquelle nous sommes invités via ce cheminement symbolique, suggestif d'éléments tout à la fois terrestres, maritimes et célestes, de l'obscurité à la clarté, des ténèbres à la lumière"

Eric-Georges MICHEL à la chapelle de la Victoire : IXe dialogues du patrimoine religieux et de la création contemporaine
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:41

Cycle de formation en direction

des animateurs de TAP

 

La chanson traditionnelle en Cotentin

 

            Il existe encore, en bien des mémoires, des chansons traditionnelles tant en Cotentin quand dans le reste de la Normandie. Celles-ci ont passé les siècles jusqu’à nous, se transmettant dans les familles par le bouche à oreille. Délaissées depuis les années 1950 au profit des nouveaux répertoires diffusés par la radio, puis la télé, elles seraient tombées dans l’oubli si différentes associations, dont La Loure, ne s’étaient pas attachées à les recueillir et les sauvegarder. Au-delà, se pose l’enjeu de la transmission de ces chansons. Non pas par devoir mémoriel mais parce qu’elles sont un formidable matériau, qui plus est très bien adapté au jeune public.

 

            Chansons drôles, tristes ou ludiques, leurs thématiques se prêtent bien à des oreilles d’enfant quand on sait choisir son répertoire (car certaines chansons, avec des doubles niveaux de lecture, sont clairement plus tournées vers le public adulte !). Le fait qu’elles soient aussi associées à certains usages (chants de marche, de danse…) facilite leur approche pédagogique avec les enfants.

 

 

Un cycle de formation autour de la chanson traditionnelle

 

Objectifs :

  • appréhender et comprendre le monde des chansons traditionnelles
  • permettre à des enfants de découvrir une facette du patrimoine oral local
  • approcher des techniques pédagogiques pour transmettre ces répertoires

 

Contenu :

  • acquisition d’un répertoire de chansons traditionnelles et découverte des spécificités de celles-ci
  • travail sur les techniques vocales propres au chant traditionnel
  • au travers d’usages traditionnels de la chanson (marche, danse…), approche de pédagogies pour intéresser les enfants à la démarche
  • identification des ressources pour acquérir son propre répertoire

 

Formateur :

  • Yvon Davy : historien, collecteur, musicien, chanteur, il dirige l’association La Loure qu’il a contribué à fonder. Très bon connaisseur des chansons traditionnelles de Normandie et du monde francophone, il anime régulièrement des ateliers et stages de chant traditionnel.

 

Calendrier :

  • la formation est programmée sur un cycle de 5 séances s’échelonnant du mardi 24 février 2015 jusqu’au 24 mars 2015, de 10h00 à 13h00.
  • La formation dans les locaux du Pays d’Art et d’Histoire La Parcheminerie - 21, rue du Grand Moulin 50700 Valognes

 

Public :

  • guides conférenciers du Pays d’Art et d’Histoire intervenant dans le cadre des TAP
  • autres animateurs temps libre et intervenants intéressés par la démarche

 

Conditions :

  • la formation est gratuite, sur inscription préalable
  • l’inscription à la formation vaut engagement à la suivre dans son intégralité

 


 

L’association La Loure

 

 

            L’association La Loure, fondée en 1998, œuvre à recueillir, sauvegarder et valoriser les chansons, musiques et traditions orales sur l’ensemble de la Normandie (les deux régions administratives). Elle conduit des enquêtes de terrain un peu partout à travers la région auprès des personnes, souvent âgées, encore dépositaires de ces répertoires et savoirs. Elle révèle ensuite auprès d’une diversité de publics les formidables ressources et richesses de ce patrimoine oral au travers d’animations (veillées, randonnées chantées, bals, bals pour enfants…), formations (cours, stages de chant et pratiques instrumentales, formation à la conduite de l’enquête orale…) ou éditions (CD, ouvrages, recueils de répertoire, expositions…). En 2012, La Loure a également créé la base du patrimoine oral de Normandie pour rendre progressivement accessibles à tous les sources des traditions chantées (http://normandie.patrimoine-oral.org/).

         

            En 2014, La Loure a lancé l’opération Cotentin – Mémoire en chansons pour sauvegarder et valoriser les riches répertoires de chansons encore présents dans la presqu’île. Elle a, à cette fin, développé un partenariat spécifique avec le Pays d’art et d’histoire Le Clos du Cotentin et obtenu le concours de la Communauté de Communes du Cœur du Cotentin.

 

            L’association est soutenue par les Régions et DRAC de Basse et Haute-Normandie, les départements de la Manche, du Calvados, de l’Orne, de la Seine-Maritime et de l’Eure et par les villes de Vire et Fécamp. Elle est conventionnée avec les archives de la Manche et travaille étroitement avec une diversité de Musées et d’acteurs patrimoniaux et musicaux en région. Elle est par ailleurs Pôle Associé de la Bibliothèque Nationale de France pour son travail de mise à disposition des documents recueillis autour des traditions orales de Normandie.

 

 

Contact : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (tel. 02 33 95 01 26 / pah.clos.cotentin@wanadoo.fr)

 

 

 

Mettre les chansons traditionnelles au cœur des temps d’accueil périscolaires
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de closducotentin.over-blog.fr
  • : Ce site présente les actualités proposées par l'équipe du Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin. Il contient également des dossiers documentaires consacrés au patrimoine et à l'histoire de Valognes, Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte.
  • Contact