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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 16:25
Musique de chambre baroque.
 
Sonates et sonates en trio de Handel, J. S. Bach, Telemann, Michel Blavet et C.P.E. Bach.
 
Avec Faustine Nondier (flûte), Elise Bray (violon), Jet Planken (violoncelle) et David Le Monnier (clavecin/orgue)
 

Un partenariat enthousiasmant pour ce nouveau concert, ce samedi 29 septembre (20h), en l'église Saint-Martin de Montaigu-la-Brisette. Ce concert sera précédé par une brève présentation historique de l'édifice par un guide conférencier du Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin.

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  • 06-60-53-09-47
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 17:47

 

 

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE 2018

 

PAYS D’ART ET D’HISTOIRE

DU CLOS DU COTENTIN

 

 

Vendredi 14 septembre :

20h30 BRIX : Église Notre-Dame. Concert « Cordes romantiques » avec l’Orchestre régional de Normandie : Œuvres de Rossini et Brukner. Accès libre et gratuit.

 

 

Samedi 15 septembre :

10h Valognes : visites de l’hôtel Grandval-Caligny. 10h à 12h et 14h30 à 18h (payant) E32, rue des Religieuses

10h30 Valognes : visite guidée du fonds ancien de la bibliothèque municipale ; exposition (ouvrages du XIIIe au XVIe s.) Esur place

11h Valognes : visite guidée du quartier d’Alleaume, par le Pays d’art et d’histoire E place du Calvaire

14h Valognes : visite guidée du fonds ancien de la bibliothèque municipale ; exposition (ouvrages du XIIIe au XVIe s.) Esur place

14h30 St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée du château médiéval Esur place

14h30 Huberville :  visite pédestre de la commune (manoirs d’Anneville et de Franqueterre) par l’association de sauvegarde du patrimoine d’Huberville EEglise Saint-Pierre

15h Sainte-Colombe : visite guidée de l’église par le pays d’art et d’histoire E sur place

16h St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire Esur place

16h30 Valognes : visite guidée « Femmes de Valognes au siècle des Lumières », par le Pays d’art et d’histoire E Place du château

16h30 Bricquebec : visite guidée Bricquebec au Moyen-âge (château et bourg) par le Pays d’art et d’histoire EOT

17h Valognes : atelier fabrication de cidre, par le service culturel de la ville E Jardin public

17h St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée de l’abbaye Ste Marie-Madeleine-Postel et de l’exposition statuaire médiévale, par le Pays d’art et d’histoire Esur place (porche de l’abbaye)

18h Bricquebec : visite du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire EOT, place Ste-Anne

19h Valognes : visite guidée « Un guide nommé Jules Barbey d’Aurevilly » par le Pays d’art et d’histoire E Église St-Malo

20h30/21h30 Valognes : Soirée contée à l’hôtel Grandval-Caligny, avec K. Vesterhälen E 32, rue des Religieuses

 

 

Dimanche 16 septembre :

10h Valognes : visites de l’hôtel de Grandval Caligny. 10h à 12h et de 14h30 à 18h (payant) E32, rue des Religieuses

11h Valognes : Alauna la romaine (avec L. Jeanne, archéologue) E parking de la piscine, rue P. de Coubertin.

14h30 Huberville :  visite pédestre de la commune (manoirs d’Anneville et de Franqueterre) par l’association de sauvegarde du patrimoine d’Huberville EEglise Saint-Pierre

15h Rocheville : visite « Contes et légendes du bois des Roches », par le Pays d’art et d’histoire E Église de Rocheville

15h Bricquebec : chasse au trésor au château, pour les enfants de 5 à 10 ans, par le Pays d’art et d’histoire EOT, place Ste-Anne

15h Bricquebec : visite du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire EOT, place Ste-Anne

15h30 St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire Esur place

16h Valognes : l’ancienne Abbaye bénédictine royale (actuel hôpital), par le Pays d’art et d’histoire E Parking de l’hôpital

16h30 St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire Esur place

17h Valognes : visite de l’hôtel de ville de Valognes, par le Pays d’art et d’histoire E Place du Gén. De Gaulle

17h Bricquebec : visite du château médiéval, par le Pays d’art et d’histoire EOT, place Ste-Anne

18h St-Sauveur-le-Vicomte : visite guidée « Un guide nommé Jules Barbey d’Aurevilly » par le Pays d’art et d’histoire E OT dans la cour du château

 

Expositions :

SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE :

Abbaye Sainte Marie-Madeleine Postel, « Initiation à la statuaire médiévale ».

Samedi et dimanche de 14h à 18h

Médiathèque Louise Read « Châteaux et belles demeures au pays de J. Barbey d’Aurevilly »

Samedi de 10h15 à 13h et de 14h30 à 16h30

VALOGNES :

Hôtel Ernault de Chantore (rue des Capucins) :  Atelier de l’artiste peintre Tilly.

Samedi et dimanche de 14h à 18h

 

Chapelle de la Victoire (chasse de Chanteloup)

« 30 ans d’archéologie dans la Manche »,

Exposition proposée par le Groupe de recherches archéologiques du Cotentin.

Sam/Dim de 14h à 18h

 

 

Monuments exceptionnellement ouverts à la visite :

Bricquebec

Eglise de Magneville : chœur roman et fonts baptismaux du XIIe siècle. Sam/Dim de 9h à 18h 

Eglise de St-Martin-le-Hébert : Sam/Dim, 9h à 17h

Eglise de Rauville-la-Bigot : Sam/Dim, 9h à 18h 

Eglise de l’Etang-Bertrand : Sam/Dim, 9h à 18h

Chapelle Ste-Anne de Bricquebec- (Hameau Ste-Anne) ; Site d’un ancien ermitage, sam/dim de 9h à 18h.

 

Valognes

Valognes, Chapelle de la Victoire - (Chasse de Chanteloup) ; Sanctuaire roman édifié sur des vestiges antiques. Exposition du Groupe de recherches archéologiques du Cotentin : Sam/Dim de 14h à 18h 

Valognes, église d’Alleaume : Sam/Dim, 10h à 17h 

Valognes, Ancienne abbaye bénédictine (actuel Hôpital) : Sam/Dim, 14h30 à 18h 

Valognes, hôtel Ernault de Chantore (rue des Capucins) : Demeure noble du XVIIIe s. et atelier d’artiste. Sam/Dim, 14h à 18h 

Eglise de Brix : Sam/Dim, 9h à 17h 

Eglise de Lieusaint : Sam/Dim, 9h à 18h ;

Eglise de Saint-Joseph : Sam/Dim, 10h30 à 18h 

Eglise de Tamerville : Sam/Dim, 9h à 18h. 

Eglise de Montaigu-la-Brisette : Sam/Dim, 9h à 17h

Eglise d’Yvetot-Bocage : Sam/Dim, 9h à 17h.

Eglise d’Huberville : Sam/Dim, 10h-12h et de 14h à 18h

 

Saint-Sauveur-le-Vicomte

 

 

Golleville, château de la Bretonnière (Rte de St-Sauveur), château des XVIIe et XVIIIe siècles, communs, chapelle et pigeonnier en pierres et briques. Stationnement devant les grilles. Promenade libre autour de la demeure. Samedi et dimanche de 10h à 19h.

Eglise de Colomby : Sam/Dim, 9h à 17h.

 

Musées et lieux de visites :

Saint-Sauveur-le-Vicomte

Musée J. Barbey d’Aurevilly - (64 rue Bottin Desylles). Collection liée à la mémoire de l’écrivain normand, dans sa maison familiale. Samedi et dimanche de 12H30 à 19h.

Château Médiéval : Visites par le Pays d’art et d’histoire. Samedi à 14h30 et 16h, dimanche à 15h30 et 16h30.

 

Valognes

Hôtel Grandval-Caligny - (32, rue des religieuses).

Visites guidées de l’hôtel et du jardin, chargés du souvenir de l’écrivain Barbey d’Aurevilly. Sam/Dim de 10h à 12h et 14h30 à 18h (visite chaque 1/2h / tarif unique 3€).

Hôtel de Beaumont - (11, rue Barbey d’Aurevilly)

Visites guidées des intérieurs du plus exceptionnel des hôtels particuliers de l’ancien Valognes aristocratique.  Sam/dim de 10h30 à 12h et de 14h30 jusqu’à 18h30 (fermeture de la billetterie à 17h30 - tarif réduit).

Musée Régional du Cidre - (Rue du petit Versailles) : Visite sensorielle, sam/dim de 14h à 18h15.

Bibliothèque municipale J. de Laillier – (25, rue H. Cornat)

Exposition « Images de l’Europe », le patrimoine européen dans les ouvrages du fonds ancien. Samedi, 10h à 17h.

 

Bricquebec

Chapelle Ste-Anne - (Hameau Ste-Anne) : visites libres de la chapelle de l’ancien ermitage. Sam/dim, 10h à 18h.

Château médiéval : visites guidées par le Pays d’art et d’histoire Samedi à 18h et dimanche à 15h.

 

 

PROGRAMME DISPONIBLE DANS LES OFFICES DE TOURISME DU CLOS DU COTENTIN

Renseignements : 02 33 95 01 26 (en semaine)

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 14:48

 

Lecture : « Une Page d’histoire », de Jules Barbey d’Aurevilly

Valognes, Hôtel-Dieu (rue de l’hôtel-Dieu)

 

En clôture du programme proposé conjointement par le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin et le Théâtre en Partance, Valérie Aubert offrira, mercredi 29 août prochain à l’hôtel Dieu de Valognes, une lecture du roman « Une Page d’histoire » de Jules Barbey d’Aurevilly.

 

« Marguerite et Julien de Ravalet de Tourlaville, frère et sœur incestueux meurent la tête tranchée en place de grève en 1603.

 

Avec cette ultime nouvelle, au style concis et poétique, Barbey d’Aurevilly entend exprimer sa complicité avec ses deux anti-héros, quasi « diaboliques»,  s’ils n’étaient « il faut l’avouer », nous dit l’auteur « si pervers et séduisants » et dont le crime « peut-être qui sait ? envieusement partagé… ? »  ne nous charmait malgré tout...

 

Avec ce texte de maturité donc, nous avons une sorte de testament artistique où Barbey d’Aurevilly convoque la littérature dans son ambitieuse vocation : ne pas seulement raconter mais comprendre, comprendre c’est-à-dire entrer au cœur du cœur, peut-être parvenir à rendre le sang et les larmes versés, ressusciter la poésie du passé et à jamais perdue ou pire...oubliée ! »

 

 

 

Tarif unique 5 euros

RV salle de l'hôtel Dieu, ce mercredi 29 août à 21h00

Renseignements auprès du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin,

tel. 02 33 95 02 26/ pah.clos.cotentin@wanadoo.fr (en semaine)

 

Réservations auprès du Théâtre en Partance (tel. 06 11 89 45 66)

 

 

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 11:04

 

Ce jeudi 30 août à 18h30, le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, une conférence illustrée consacrée aux « Femmes de Valognes au siècle des Lumières ».

 

Connue alors dans le royaume de France comme la ville « la plus polie, la plus spirituelle de la Basse-Normandie » Valognes était considérée au XVIIIe siècle comme un « petit Paris », la véritable « Cour du Cotentin ». Ce n’est donc point un hasard si le romancier Lesage, dans sa pièce « Turcaret », présentée à Paris en 1709, s’autorisait à écrire que « les dames de Valognes sont les premières dames du monde pour savoir l’art de se bien masquer, et chacune à son déguisement favori ». Mais quel que soit son statut et son rang, chacune devait affronter les difficultés propres à une condition féminine souvent exigüe et contraignante. A travers anecdotes et récits se rapportant au destin des plus nobles marquises comme des plus simples lavandières, nous nous efforcerons de faire revivre, le temps d’un soir, certains aspects de la vie des femmes de Valognes au siècle des Lumières. 

 

Cette conférence débutera à 18h30 précises (durée environ 1h15). Rendez-vous dans la salle de l’hôtel-Dieu de Valognes, rue de l’hôtel-Dieu.

Accès libre et gratuit.

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr (en semaine)

intervenant : Julien Deshayes

 

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 11:01

 

Après une évocation des terribles bombardements qui ont précédé la libération de Valognes en détruisant 70% de la ville, le guide conférencier s’attachera à détailler les conditions dans lesquelles s’est effectuée la reconstruction du centre urbain, sous la tutelle de l’architecte urbaniste Olivier Lahalle, commis à cet effet par le MRU (Ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme). Cette visite permettra faire un bilan des qualités architecturales de cette Reconstruction et de mieux comprendre les grands bouleversements qui ont alors dessiné le nouveau visage du « Petit Versailles normand ».

 

Rendez-vous place du château (auprès du panneau d’information touristique situé en haut des nouveaux emmarchements, devant la « salle du château »).

4 € pour les adultes, 2 € pour les étudiants.

Gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes sans emploi.

Renseignements (en semaine) : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 12:31

Le Vrétot, église Notre-Dame-des-Anges, panneau sculpté et peint de la

Donation du Rosaire (détail)

 

 

Dans le cadre du cycle de visites « A l’ombre des clochers », le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose, le 28 août prochain, une visite guidée consacrée à « L’église du Vrétot et le manoir de Lanquetot ».

 

L’église Notre-Dame-des-Anges du Vrétot a été entièrement reconstruite au cours du XIXe siècle. Les travaux entrepris en 1867 à l'initiative de l'abbé Désiré Renouf, furent menés très promptement, en même temps que la construction du presbytère et des nouvelles écoles. Mais ces projets, jugés fort coûteux, suscitèrent d'âpres contestations et provoquèrent un conflit virulent au sein de la petite communauté villageoise…

 

A la suite de l’église, les visiteurs seront invités à découvrir le manoir du Lanquetot, une imposante demeure, dont la dénomination évoque son lien avec les diasporas scandinaves de l'époque Viking. Plusieurs des familles ayant  vécu en ce lieu ont laissé des traces encore sensibles de leur passage, depuis la famille de Lanquetot, attestée au XIIIe et XIVe siècles, jusqu’aux Hervieu et aux de Camprond qui s’y succédèrent ensuite. Guidant le regard des visiteurs dans la recomposition archéologique de cette longue histoire, le guide-conférencier s’efforcera de détailler chacune des phases de construction de ce très bel édifice.

 

 

Cette visite guidée débutera à 15h00.

Le rendez-vous est fixé à l’église du Vrétot

Les tarifs sont de 4 € pour les adultes, 2,00 € pour les étudiants.

Gratuit pour les moins de 18 ans.

 

Déplacements sur site en véhicules individuels.

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (en semaine).

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr

 

 

 

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 12:09

 

A l’initiative de l’Association pour la Restauration de l’Ancienne Abbaye et du Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin, l’ancienne abbaye bénédictine royale de Valognes (actuel hôpital) accueillera, en date du mardi 28 août prochain, un concert exceptionnel proposé par l’ensemble « Sarum Voices ».

Ce choeur britannique, établi auprès de la cité épiscopale de Salisbury est un ensemble semi professionnel, fondé à la fin des années 1990 sous la direction du musicien et compositeur Ben Lamb. Son répertoire explore des thèmes de musiques sacrées et profanes issues de multiples horizons. Cet ensemble, bien connu outre-Manche, a réalisé au cours des années 2010 plusieurs enregistrements remarqués, et s’est produit sur le continent au cours de tournées européennes.

Le répertoire proposé, où dominera la musique sacrée du XVIIe siècle (J. S. Bach ; G. F. Haendel...), trouvera dans la splendide église baroque de l’ancienne Abbaye bénédictine royale de Valognes un cadre tout à fait approprié.

Ce concert ouvert à tous, d’accès libre et gratuit, donnera lieu à une quête au profit de la restauration de l’édifice, dont le projet est porté par l’ARCA (Association pour la Restauration de l’Ancienne Abbaye).

Le Concert débutera à 20h30

Accès libre et gratuit/ sans réservation préalable

 

Renseignements : Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin

Tél : 02.33.95.01.26/ Email : pah.clos.cotentin@wanadoo.fr (en semaine)

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 09:44

Merci, la Manche Libre !!!

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 18:33

Exposition proposée par la Conservation des Antiquités et Objets d’Art de la Manche, en partenariat avec le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin, à l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte

DU 15 JANVIER AU 20 NOVEMBRE 2018

L’EXPOSITION :  

 

Les œuvres exposées sont d’une part, des dépôts faits par les communes,  d’autre part des objets des collections départementales.

Parmi elles, la statue de saint Gerbold, provenant de l’ermitage de Gratot, occupe une place particulière. L’intérêt de cette œuvre sera dévoilé au visiteur au fur et à mesure d’un parcours muséographique où les principales données qui permettent d’appréhender une sculpture sont explicitées.

Matériaux et techniques de taille, polychromie, commanditaires, ateliers de sculpture, iconographie sont autant de thèmes qui caractérisent une œuvre. Pour chacun de ces aspects, une ou deux sculptures sont choisies pour illustrer le plus simplement la notion abordée. Résolument didactique, cette exposition permettra à la fois de découvrir un aspect de la richesse du patrimoine départemental et de s’approprier ces «fragments d’histoire»….

 

Figure 1. Statue de saint Gerbold, pierre calcaire, XVe siècle. Collection départementale. © Conseil départemental de la Manche/CAOA. Cl. P-Y. Le Meur.

 

La statue du saint évêque de Bayeux, qui guide le visiteur dans l’exposition, fut découverte lors des travaux de l’ermitage Saint-Gerbold à Gratot en 2002. Le bâtiment est une ancienne chapelle qui appartenait aux seigneurs de Gratot. Lieu insolite, il est propriété départementale depuis 10 ans. La sculpture qui était enterrée sous le dallage, fut retrouvée en plusieurs morceaux. Elle est aujourd’hui restaurée.

Figure 2. Statuette de donateur. Pierre calcaire polychromée, XVe siècle. Collection départementale. © Conseil départemental de la Manche/CAOA. Cl. P-Y. Le Meur

LES ŒUVRES EXPOSÉES :

Les œuvres exposées, le plus souvent à l’état lacunaire, ont quitté leur lieu d’origine où elles ne trouvent plus – pour l’instant- leur place, soit à cause de leur état de conservation qui nécessite certaines précautions, soit parce que devenues témoignage d’une époque révolue, elles ont été au fil du temps oubliées, sujet à vandalisme voire enterrées dans les cimetières.

 

MEDIATION

 

  • 25 février à 15h00 : visite guidée par le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin.
  • Programme des visites guidées de la saison estivale, à venir
  •  Visite guidée pour les groupes sur demande (CAOA ou Pays d’art et d’histoire)

 

  • Cycle de conférences proposées par le Pays d’art et d’histoire « Le Clos du Cotentin » (RDV 18h30 sur place)

 

  • Jeudi 15 mars à 18 h 30

La statuaire religieuse de la fin du moyen-âge en Cotentin  (J. Deshayes, PAH)

 

  • Jeudi 12 avril à 18 h 30

La statuaire religieuse de la renaissance en Cotentin (J. Deshayes, PAH)

 

  • Jeudi 17 mai à 18 h 30

Restaurations de statuaire médiévale dans le département de la Manche, quelques exemples récents (E. Marie, CAOA)

 

  • Jeudi 7 juin à 18 h 30 :

Les saints dans nos églises : leurs attributs et leur culte populaire (B. Galbrun, CAOA)

 

Ateliers taille de pierre et visites scolaires : (gratuits pour les établissements scolaires de la commune).

Contacter le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin (02 33 95 01 26)

AUTRES RENSEIGNEMENTS : 02 33 41 61 21 (abbaye)

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 11:34

 

La maison correspondant à l’actuel presbytère de Saint-Sauveur apparaît pour sa première mention attestée dans le testament de Jean III Desmaires (né vers 1577, fils de Vincent Desmaires), qui laisse à sa mort, survenue le 10 novembre 1628 (en plus du manoir Desmaires, du manoir des Bréholles, du Quesnay de Golleville, et autres fiefs), « deux maisons scises au bourg de Sainct-Sauveur valant 30 liv. de revenu par an »[1].

 

 

Cette part de son héritage revint alors à son fils aîné, Jean-François Desmaires (c. 1621-1651), qui y faisait semble t-il sa résidence principale.

 

On trouve sur l’hôtel Desmaires de Saint-Sauveur une mention intéressante dans les actes du procès judiciaire d'un certain La Vallée, dit du Bocage, tenu en la juridiction du lieu au mois de mai de l’année 1662. La Vallée, de son vrai nom Gilles Terrier, était originaire du Mesnil-Amey où il avait travaillé comme menuisier, « s’occupant à l’occasion de peinture, comme l’indique encore la litre ou peinture de deuil du sieur de Montané, peinte pour lui autour de l’église de cette paroisse ». Fuyant pour dette, il avait laissé derrière lui une épouse et deux enfants en bas-âge. Ensuite employé comme « coureur des tailles » par le receveur de Valognes, il fut jugé une première fois vers l’an 1650 pour détournement de fonds par les juges de Saint-Sauveur, et mis dans les prisons du lieu. C’est alors, qu’ayant gravé un plat d’étain appartenant au capitaine Jean-François Desmaires, il fut remarqué par ce dernier, et se trouva ainsi employé à son service. « La Vallée peignit la haute salle de son maître, crayonna toute sa vaisselle ; il était également habile à graver l’étain, le cuivre et l’argent » ; également enlumineur (ou restaurateur de manuscrits anciens), joueur de viole et de violon, agissant aussi comme procureur du sieur Desmaires dans ses procès. Après la mort de Jean-François Desmaires, en 1651, La Vallée est placé à Picauville, chez le sieur d’Héroudeville-le-Courtois. A nouveau pris pour vol, il est condamné au bannissement hors de la province à perpétuité. Il revint cependant dans la région, travaillant en particulier pour les églises de Beuzeville-au-Plain, Montebourg, Houesville, Moon-sur-Elle, Cartigny. « Pour les églises de ces trois dernières paroisses, il fit des contretables qu’il décora de tableaux de sa composition. Il interrompait ses travaux d’artiste quand on l’appelait pour jouer de la viole, pour saigner ou pour purger les malades »[2].

 

En date du 12 juillet 1655, après le décès de Jean-François Desmaires sa veuve, Marie Gosselin, revendait pour 6000 livres l’une de ces deux maisons. Elle agissait alors au nom de ses enfants mineurs qui « vraysemblablement l’eussent vendue à leur majorité » (ces enfants mineurs étaient Gaspard, Marie et Marguerite Desmaires). La propriété est alors décrit comme : « une maisons scise au bourg dudit Saint-Sauveur appartenante audits enfants mineurs, ou ledit feu sieur (J.F.) Desmaires faisoit sa résidence de son vivant…le tout jouxte Mes François et Denys Fromont, prêtres, lesdits sieurs Srs de Hautmesnil et d’Auvers, les représentants du feu Sr de Launay Blondel, le cimetière de l’église et le pavé du bourg dudit St-Sauveur, la place de devant ladite église et le pavé du bourg dudict Saint-Sauveur » [3]. Cette description correspond bien à la localisation du presbytère actuel.

 

 

Façade sur rue.

 

Il est assez inattendu de constater que la vente de la demeure consentie par Marie Gosselin en 1655 concernait non à un particulier mais la communauté des « révérendes et dévotes dames religieuses du monastère de la Visitation de Sainte-Marie dudit Saint-Sauveur ». La communauté de sœurs de la Visitation, un ordre fondé par Jeanne de Chantal en 1610, n’eut en effet qu’une existence très éphémère à Saint-Sauveur. On sait d’après la correspondance de Jeanne de Chantal[4] et plusieurs autres sources historiques[5] que cette fondation connut un début de réalisation en 1654, à l’initiative de Damoiselle Jeanne Fréret de Saint-André (fille de maitre Jacques Freret, sieur de Saint-André, conseiller du roy enquêteur en la ville de Valognes), qui avait participé avec ferveur à la mission de saint Jean Eudes à Saint-Sauveur en 1643. A son instigation, le 3 aout 1654, les habitants de Saint-Sauveur donnaient leur consentement afin « d’establir dans le bourg de ce lieu de Saint-Sauveur un monastère de filles de la Visitation de Sainte-Marie en tel lieu et endroit qu’ils pourront acquérir et qui leur sera propre et convenable pour servir Dieu », estimant « qu’un tel monastère sera advantageux non seulement pour l’ornement dudit bourg mais encore pour le bon exemple de piété et de dévotion qu’elles donneront aux habitants ». Avant de racheter la propriété des Desmaires, les visitandines de Caen avaient déjà acquis d’Avice Jourdan, sieur du Mesnil, une vaste propriété située dans le haut du bourg. Le choix de la maison Desmaires se justifiait probablement par son caractère plus central et sa proximité de l’église paroissiale.

 

Peu de temps après qu’elles aient acheté cette maison, les visitandines quittaient cependant Saint-Sauveur et devaient donc se décharger des biens qu’elles y possédaient. Il apparaît ainsi  que Marie Gosselin, veuve de Jean-François Desmaires, avait récupéré la maison vendue par elle-même quelques années plus tôt ; elle y résidait en 1708 et décéda l’année suivante « dans sa maison du bourg de Saint-Sauveur ».

 

Façade sur cour de l'actuel presbytère

 

Le partage de sa succession, effectué le 1er avril 1710, provoqua une nouvelle partition de l’édifice primitif en deux lots, qui furent attribués respectivement à Jean-Hervé Mangon, époux de Marie Desmaires, la fille aînée de Marie Gosselin, et à Marguerite Desmaires, sa cadette. Marguerite Desmaires, épouse de Jacques d’Harcourt, résidait ainsi dans la maison correspondant à l’actuel presbytère lors de sa mort, survenue en juillet 1735[6]. Elle y demeurait à cette date en compagnie de l’une des ses filles, Marie-Anne d’Harcourt, qui y occupait un  appartement donnant sur la cour. Les autres enfants de Marguerite et Jacques III d’Harcourt, Guillaume né en 1674, Marie-Marguerite, née en 1675, Jean-François, né en 1678, François, né en 1679, Marie Agnés, née en 1680 et Marie-Thérèse née en 1683, tous baptisés à St-Sauveur, semblent également avoir résidé avec leurs parents dans la maison du bourg.

 

Jacques III d’Harcourt, ayant renoncé à la succession de son épouse, il apparaît cependant que la maison de Saint-Sauveur ne fut pas transmise à ses propres enfants mais à la fille aînée de Marguerite Desmaires, Marie-Gabrielle Poerier, qui était née d’un premier mariage contracté en 1655 avec René Poerier. Ayant épousé Jean-François d’Anneville de Chiffrevast, Marie-Gabrielle Poerier transmit ainsi la demeure à cette puissante famille du Cotentin. Etant déjà bien pourvu en propriétés, disposant en particulier du château de Chiffrevast et d’un hôtel à Valognes, Jean-François d’Anneville ne vint pas cependant résider à Saint-Sauveur. Il laissa la jouissance de la maison du bourg à Marie-Anne d’Harcourt qui en payait la location et y résidait toujours à sa mort, survenue le 4 mars 1751.

 

On ignore encore par quelle biais cette maison revint ensuite à une autre famille de Saint-Sauveur, les Davy de Boisval, qui possédait à Saint-Sauveur le petit manoir du Grippois. L’un d’eux, Jean-Gabriel Davy, sieur de Boisval, fils aîné de maître Jacques Davy, était avocat au parlement. Il figure en 1765 parmi les trois échevins siégeant à l’hôtel de ville et vivait toujours en 1782

 

Le fait est qu’au début du XIXe siècle l’un de ses descendants, Pierre Davy-de-Boisval, un ecclésiastique actif et engagé, en était le propriétaire. C’est lui qui, en 1827 proposa à la commune de Saint-Sauveur de lui céder « la maison a lui appartenante, touchant à l'église ainsi que les jardins et pièces de terre y attenantes » afin d’y établir son nouveau presbytère.

 

La proposition fut jugée très avantageuse, les élus estimant en particulier, lors de la séance du 10 avril 1827, que « dans cette propriété on y trouve l'agrandissement du cimetière actuel trop petit et dont on a cherché depuis longtemps et infructueusement un terrain convenable pour en former un nouveau. De plus un superbe bâtiment présentant tous les avantages que l'on peut désirer pour servir à un presbytère »[7]. En revanche, ces mêmes élus signalaient aussi le mauvais état de la maison servant antérieurement de presbytère, « une vieille masure dont la propriété et plutôt onéreuse à la commune qu'avantageuse en raison des grandes réparations à y faire pour ne pas dire qu'elle devrait être rebâtie de nouveau ». Soulignons que cette maison fut alors estimée à une valeur de 15000 f mais que la somme payée à Davy de Boisval fut seulement arrêtée à 7400 f.

 

 

Architecture

 

Si la réfection du hangar correspondant à la remise en dépendance est signalée en 1830, il ne semble pas en revanche que la maison presbytérale ait subit, du moins extérieurement, d’importantes modifications au cours des XIXe et XXe siècles. Il s’agit d’une construction relativement vaste, qui se développe sur huit travées et deux niveaux d’habitation. Plusieurs ouvertures de la façade sur rue ont conservé des meneaux à chanfreins, vestiges d’une demeure Renaissance dont il subsiste aussi une cheminée monumentale, située au rez-de-chaussée de l’édifice. La hauteur de cette habitation du XVIe siècle étant moindre que la construction actuelle, on peut également retrouver sous les combles, sur la souche de cheminée du mur pignon occidentale, la trace des larmiers de son ancienne couverture. Il semble que de premières modifications furent apportées à l’édifice dans la première moitié du XVIIe siècle, date vraisemblable de l’établissement des fenêtres de combles à décor de conques donnant sur la cour et du percement des grandes fenêtres, initialement pourvues de meneaux, qui subsistent aujourd’hui. La charpente actuelle (qui présente quelques signes de pourrissement préoccupants), appartient principalement à cette période et l’on repère aussi dans l’édifice quelques huisseries anciennes. Il apparaît que d’autres modifications sont encore intervenues à une date proche de 1700, incluant le portail charretier de la façade sud, la porte d’entrée actuelle et d’autres ouvertures de la même façade. On trouve intérieurement plusieurs manteaux de cheminées dans le style du XVIIIe siècle valognais, appartenant aussi à cette phase de construction, ainsi probablement que l’escalier en pierre, malheureusement massacré au XIXe siècle. D’autres travaux semblent être intervenus dans les années 1950, dont le détail pourrait sans doute se retrouver dans les archives de la Reconstruction.

 

Notons que l’extension de la demeure primitive, telle que divisée au XVIIIe siècle, se repère encore assez facilement dans le parcellaire actuel.

 

Décor de corniche en stuc avec putti parmi des bouquets de fleurs. Le même motif se retrouve au début du XVIIIe siècle au presbytère de Bricquebec et à l'hôtel de Chantore, à Valognes.

J. Deshayes/Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin/2017

[1] André DUPONT, « Les Desmaires de Saint-Sauveur-le-Vicomte (1428-1710) », Revue de la Manche, t. VII, fasc. 27-28, octobre 1965, p. 109.

[3] André DUPONT, Ibid., p. 116.

[4] t. III, n°495,  n°505.

[5] Françoise LAMOTTE, « Les Femmes du XVIIe et la tentation monastique », Revue de la Manche,  fasc 75, 1977, p. 154

[6] Marguerite Desmaires déposa comme témoin c. 1675 dans le procès intenté contre Guillaume Simon, dit Varreville, prêtre, ancien religieux de l’abbaye voisine. Elle attesta en particulier que ce dernier, ayant suspendu un enfant par les cheveux au plancher de sa maison « fist rougir une palette au feu, de laquelle toutte rouge, il luy grilla le derrière ». (R. VILLAND, in, SAHM 3e série, 1974, p. 236)

[7] Registres des délibérations, archives communales.

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