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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 15:34

77, rue de Poterie

En 1742, Claude Coysevox, fille du sculpteur Antoine Coysevox, vend à Madeleine Suzanne Guerran « une maison consistant en une salle et cuisine, les chambres et greniers dessus », située à l'angle de la rue de Poterie et de la chasse Saint-Antoine. En 1743, Madeleine Suzanne Guerran augmente la propriété de nouvelles parcelles adjacentes, achetées à Charles et Georges Pillet. En 1750, elle transmet l'ensemble de son bien à ses nièces, Jeanne et Marie-Françoise Guerran. En 1755, celles-ci revendent la propriété à Charles de la Porte, qui fut probablement le constructeur de l'hôtel, auquel il a laissé son nom, et où il résidait toujours en 1793. Son héritière, Marie-Charlotte de la Porte, mariée à Adrien-Charles-Michel Fouace, fait passer ce bien dans la famille Fouace, qui conserve la propriété jusqu'au 25 janvier 1822, date de sa vente à François Edouard Sellier. Le 19 août 1838, Camille Louis de Chivré, sieur de Sottevast et son épouse, Anne Louise du Mesnildot d'Amfreville, rachètent l'hôtel à Monsieur Sellier, pour en donner l'usufruit à leur fille, mariée à Paul-Emile-Edouard Montroud. Lors de cette vente, l'immeuble comprenait "une maison couverte en ardoise consistant au rez-de-chaussée en porte cochère, cuisine, salle, salon, chambres au premier étage avec greniers au-dessus et mansardes, d'une aile donnant sur la chasse Saint-Antoine avec les cours et jardins et tous bâtiments en dépendant".

L'hôtel de La Porte est situé entre l'hôtel d'Heu et la rue Saint-Antoine. La façade sur rue, recouverte d'un enduit récent, est composée de sept travées, avec porte cochère reportée à l'extrémité gauche de la façade. Les deux niveaux de l'élévation, séparés par un bandeau horizontal, se distinguent par le dessin des ouvertures ; tandis que les baies du rez-de-chaussée sont coiffées d'arcs surbaissés, les sept baies du premier étage sont à simple linteau droit. Les combles sont éclairés par quatre lucarnes. La façade postérieure, ouvrant sur la cour, reprend une élévation similaire mais ne possède pas de fenêtres de comble.

Hotel-de-la-porte.jpg

L'aile en retour, longeant la rue Saint-Antoine, aveugle du côté de la rue, présente coté cour une élévation formée de trois travées, reprenant la superposition de baies à linteau cintré en rez-de-chaussée, et de fenêtres à linteau droit à l'étage, avec trois lucarnes éclairant les combles. Une porte ouvrant dans le mur pignon permet un accès direct depuis le premier étage de cette aile vers le jardin surélevé situé en fond de cour. L'édifice a conservé ses boiseries et plusieurs cheminées du XVIIIe siècle.

Stéphanie Javel / Julien Deshayes

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