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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:35

70, rue des Religieuses

L'hôtel d'Aboville figure de manière peu distincte sur le plan Lerouge de 1767.

export (60)

Le 15 Mai 1773, Charles César du Mesnildot vend la propriété à Robert de Gourmont, seigneur de Saint-Germain-de-Varreville. L'édifice comprenait alors une cuisine, deux salles, une laverie, un office et un cabinet en rez-de-chaussée et quatre chambres et deux cabinets au premier étage. Robert de Gourmont meurt en 1791 mais le partage de ses biens n'est effectué qu'en 1801. Sa cinquième fille, Marie Adélaïde Charlotte de Gourmont, hérite alors de l'hôtel. En 1842, suite au décès de cette dernière, son époux nommé Pierre Ange Revel, se remarie avec Eugénie Augustine d'Aboville qui laissera son nom à la propriété. L'hôtel d'Aboville abrite depuis 1968 la Maison Familiale Rurale.

Aboville-01.jpg

Façade principale sur rue, malheureusement privée de son enduit

L'élévation sur rue de l'hôtel d'Aboville se compose de huit travées et de deux niveaux d'élévation. La façade désormais dépourvue de son enduit laisse apparaître son parement en moellons, avec des joints tirés à la pointe, donnant une impression de régularité. Initialement, la porte cochère était décalée à droite de la façade. A une date inconnue, elle fut démontée et replacée au centre de l'élévation, c'est pourquoi la fenêtre située à gauche de la porte cochère ne possède qu'un seul vantail, anomalie provoquant une asymétrie dans l'élévation de la façade. Cette porte cochère est encadrée de pilastres en creux et surmonté d'un épais linteau cintré orné d'une moulure en creux. La porte cochère actuelle ouvre sur un long corridor donnant accès à un jardin en terrasse. Trois soupiraux situés sur la partie droite de l'édifice éclairent un niveau de soubassement, partiellement aveugle en raison de la déclivité de la rue. Les baies du rez-de-chaussée, couvertes d'un linteau cintré, se distinguent des fenêtres du premier étage, coiffées d'un linteau droit. Les fenêtres du premier étage se signalent aussi par leurs appuis ondulants - caractéristiques des hôtels valognais du milieu du 18e siècle - et leur petit garde-corps en fer forgé. Quatre lucarnes éclairent les combles. Les chambres ont conservé leurs boiseries jusqu'au début des années 2010 mais une rénovation récente, co-financée par le Conseil régional et par le conseil général de la Manche, aurait engendré leur suppression. Les huisseries anciennes ont également été remplacée par du pvc, avec volets roulants : un remarquable contre exemple de mise en valeur du patrimoine, aux abords de plusieurs édifices inscrits aux Monuments historiques ! 

Aboville-02.jpg

Ancien portail charretier : les huisseries en matière plastique

sont venues remplacer le bois de chêne des huisseries primitives

Devenu une école d'enseignement rural, l'édifice a été augmenté à l'époque moderne d'une aile en retour abritant la cantine. A noter également, la fontaine extérieure et une curieuse niche à chien en pierre de style Louis XVI.

Stéphanie Javel et Julien Deshayes

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N. Renault 15/02/2016 19:38

Bonjour,
Si vous me le permettez, deux petites précisions concernant les personnages que vous citez dans votre article sur l'Hôtel d'Aboville .
Marie Adélaïde Charlotte de Gourmont a épousé en 1825 mon arr-arrière grand oncle Pierre-Anne REVEL ( et non Pierre Ange ), juge d'instruction à Valognes . Elle y mourut en février 1827, quelques mois après leur unique enfant ( ° et + en 1826 ) . Ce n'est qu'en juin 1842 ( donc 15 ans plus tard ) que Pierre Anne REVEL se remarie : il épouse Eugénie d'ABOVILLE . Il n'y eut pas d'enfant de ce second mariage . Il mourut en octobre 1842 à Valognes . Eugénie d'ABOVILLE, de 20 ans plus jeune que lui, lui survivra 52 ans .

A propos d'un autre REVEL ( neveu du précédent ) , Gustave REVEL, peut-être pourrez-vous m'éclairer
sur la situation d'une maison qu'il possédait à Valognes,17 rue des Capucins, et qu'il a vendue en 1884 .
Cette maison existe-t-elle toujours ? ou la numérotation a-t-elle changé depuis cette époque ?

Merci d'avance si vous voulez bien me faire part d'éléments de vos recherches qui me permettraient de localiser cette maison. Et merci surtout pour ces recherches en général, et de partager vos découvertes
à travers des articles, conférences, et promenades passionnantes pour les amateurs d'art et d'histoire de la Manche .
Cordialement,
Noëlle Renault
Courseulles-sur mer

N. Renault 15/02/2016 19:38

Bonjour,
Si vous me le permettez, deux petites précisions concernant les personnages que vous citez dans votre article sur l'Hôtel d'Aboville .
Marie Adélaïde Charlotte de Gourmont a épousé en 1825 mon arr-arrière grand oncle Pierre-Anne REVEL ( et non Pierre Ange ), juge d'instruction à Valognes . Elle y mourut en février 1827, quelques mois après leur unique enfant ( ° et + en 1826 ) . Ce n'est qu'en juin 1842 ( donc 15 ans plus tard ) que Pierre Anne REVEL se remarie : il épouse Eugénie d'ABOVILLE . Il n'y eut pas d'enfant de ce second mariage . Il mourut en octobre 1842 à Valognes . Eugénie d'ABOVILLE, de 20 ans plus jeune que lui, lui survivra 52 ans .

A propos d'un autre REVEL ( neveu du précédent ) , Gustave REVEL, peut-être pourrez-vous m'éclairer
sur la situation d'une maison qu'il possédait à Valognes,17 rue des Capucins, et qu'il a vendue en 1884 .
Cette maison existe-t-elle toujours ? ou la numérotation a-t-elle changé depuis cette époque ?

Merci d'avance si vous voulez bien me faire part d'éléments de vos recherches qui me permettraient de localiser cette maison. Et merci surtout pour ces recherches en général, et de partager vos découvertes
à travers des articles, conférences, et promenades passionnantes pour les amateurs d'art et d'histoire de la Manche .
Cordialement,
Noëlle Renault
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